Médias : Les difficultés de la presse privée soumises au président du Faso

Les patrons des organes et organisations professionnelles de la presse privée ont été reçus en audience le 21 juillet 2020 par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Au menu des échanges, les difficultés rencontrées par la presse privée. Une situation aggravée par la maladie à coronavirus. Pour atténuer les dégâts et éviter que certains organes de presse ne s’écroulent sous les difficultés, les patrons de presse privée sollicitent l’appui du chef de l’Etat. Ils ont été accompagnés par les responsables des agences de communication et de publicité.

Depuis l’apparition de la pandémie du coronavirus, de nombreuses entreprises croupissent sous des difficultés, notamment économiques, et la presse privée n’y échappe pas. Cela est dû à l’absence d’activités évènementielles, de loisirs et de publicité, qui constituent les principales sources de revenus de ces organes de presse. Et pour y remédier, les responsables de la presse privée sont allés demander le soutien du président du Faso, notamment le rallongement de la subvention qui leur est accordée et l’accès à la publicité.

Pour Boureima Ouédraogo, président de la Société des éditeurs de la presse privée (SEP) et porte-parole de la délégation, cette audience avec Roch Kaboré a permis de dévoiler les principales difficultés rencontrées par les médias privés. Des difficultés qui, selon lui, se sont accentuées avec le Covid-19 et l’arrêt de certaines activités qui permettaient de renflouer les caisses des organes de presse privée.

« Quand l’économie de façon globale ne tourne pas, vous vous rendez compte qu’il y a un impact immédiat sur les entreprises de presse, parce qu’une entreprise qui ne fonctionne pas ne fait pas de la publicité. Aussi, il n’y a pas d’activités évènementielles, donc il n’y a pas beaucoup de couvertures médiatiques, de publi-reportages. Il y a une bonne partie des recettes de la presse privée qui se retrouvent compromises du fait de la crise que nous vivons. Et nous sommes venus soumettre ces préoccupations au président du Faso et voir dans quelle mesure l’Etat pourrait accompagner les entreprises de presse au sortir de cette crise pour que beaucoup ne mettent pas la clé sous la porte », a expliqué Boureima Ouédraogo à la sortie de l’audience.

Selon lui, le président du Faso avait promis une aide dans le cadre des mesures sociales pour contrer les effets du Covid-19, mais cette subvention n’est pas encore actée. Il souhaite, au nom des patrons de presse, qu’elle soit rallongée au profit des médias privés qui peinent actuellement à joindre les deux bouts. « Ce qui est certain, le président du Faso nous a demandé de voir dans quelle mesure les fonds qui ont été allouées à l’ensemble des entreprises de façon générale, pourraient profiter aux entreprises de presse. Il nous a promis une rencontre avec le ministre de l’Economie et des Finances, le ministre de la Communication et tous les acteurs concernés au niveau institutionnel pour réfléchir de façon plus structurée sur ces problèmes que nous lui avons soumis, afin de trouver des solutions dans l’immédiat, le moyen terme et le long terme », a-t-il précisé devant les hommes de médias.

Pour Boureima Ouédraogo, le président du Faso a prêté une oreille attentive à leurs doléances. Il espère donc une amélioration de la situation des organes de presse privée dans les semaines à venir.

Mamadou ZONGO (stagiaire)
Lefaso.net

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