Me Prosper Farama: « Zida doit répondre comme le général Diendéré répond »

Remarquez une chose dont on ne parle pas assez. Qu’en est-il de l’affaire de l’insurrection populaire dont les morts ont précédé ceux du putsch manqué ? Mais on ne nous parle pas de l’affaire de l’insurrection populaire. On a l’impression que ce gouvernement, n’a qu’à l’esprit, l’affaire du putsch. C’est-à-dire qu’une fois l’affaire du putsch est jugée, pour eux, c’est fini. Autant on met de l’énergie à juger le dossier du putsch qui est à saluer, si on mettait avec la même énergie, de l’ordre dans la justice ordinaire à juger l’affaire de l’insurrection populaire, je pense que le burkinabè comprendra que, ce régime est de bonne foi.

Ce dont on se souvient, c’est qu’au moment de l’insurrection, la personne qu’on a vu à l’état-major de l’armée et qui est venu avec ses éléments, qui a quadrillé Ouagadougou, qui a pris le pouvoir par la force, c’est bien le général Zida à l’époque. De ces événements-là, malheureusement on a constaté qu’il y a eu des morts. A la télévision nationale, on a tiré sur des gens.

La question qui a été posée est de savoir comme dans le cadre du putsch, si le général Diendéré et ses hommes répondent du putsch parce qu’ils sont sortis dans la rue et des gens sont morts, de la même façon, au moment de l’insurrection populaire que le général Zida et ses hommes qui sont sortis dans la rue et qui ont occasionnés des morts, est-ce qu’il ne doit pas répondre ? La réponse à cette question, elle est évidente. Il doit répondre comme le général Diendéré répond. Voilà, ça n’a rien à avoir avec la bagarre entre Diendéré et l’ancien premier ministre Zida.

Donc moi, quand on me dit que Zida veut rentrer au Burkina, je dis : Dieu merci ! Parce que moi, qui ai des clients victimes de l’insurrection populaire, j’ai hâte qu’on l’entende sur ce qui s’est passé, sur qui a donné les ordres aux militaires qui sont sortis dans la rue à cette période, et surtout, qui a donné des ordres pour qu’ils puissent tirer sur des gens. (Me Prosper Farama).

Retrouvez l’intégralité de cet entretien sur www.libreinfo.net

Related posts

Leave a Comment