Lutte contre l’extrémisme violent : Les ministres de la Culture du G5 Sahel jouent leur partition

La conférence des ministres en charge de la Culture des pays du G5 Sahel s’est ouverte ce mercredi 15 janvier 2020 à Ouagadougou. Durant trois jours, les ministres et leurs experts vont échanger autour de la contribution de la culture à la prévention et à la lutte contre l’extrémisme violent au Sahel.

L’arme n’est pas la seule réponse aux attaques terroristes. La culture pourrait être une alternative. C’est du moins ce que pensent les ministres de la Culture de l’espace du G5 Sahel. Pour uniformiser leurs actions dans la lutte contre l’extrémisme violent, une conférence s’est ouverte à Ouagadougou ce mercredi 15 janvier 2020.

L’activité est pilotée par le ministère de la Culture burkinabè. Pour son secrétaire général, par ailleurs président du comité d’organisation, Dr Lassina Simporé, la culture est une arme redoutable. Il en veut pour preuve le fait qu’elle ne peut pas tuer ou blesser. Au contraire, elle soigne et ramène sur le droit chemin.

Pour lui, les cultures des pays membres du G5 Sahel sont variées. Mais, mises ensemble et utilisées à bon escient elles peuvent constituer une riposte, voire une réponse pour juguler le fléau. Pour le ministre de la Culture du Burkina, Abdoul Karim Sango, l’on assiste en Afrique, à la mort programmée de nos valeurs, de nos modes de vie d’où cette tendance à la violence.

Pourtant, reconnaît-il, si la culture est marginalisée, non intériorisée, il manquera assurément à nos sociétés la possibilité d’affronter les problèmes fondamentaux liés à l’insécurité et au développement durable. Pour donc s’en sortir et résister à tous les chocs exogènes, il croit savoir que l’Afrique doit impérativement retourner à ses valeurs. Au Burkina, il s’agit de la solidarité et de l’entre-aide.

Ainsi, la première journée de la conférence sera consacrée aux communications en plénière. Au deuxième jour, il y aura les travaux en commission. Enfin, le dernier jour c’est-à-dire le 17 janvier 2020, interviendra la mise ne forme de la déclaration de Ouagadougou. Les ministres participeront également à la cérémonie du faux départ au palais du Moogho-Naaba.

Il est donc demandé durant ces trois jours aux acteurs culturels, de mener la réflexion sur les axes stratégiques et le mode opératoire des actions à initier pour une gouvernance intégrée du patrimoine culturel et artistique, en lien avec la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent. Des pays observateurs comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal participent à cette rencontre.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

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