Lutte contre le terrorisme : Le Burkina renforce sa collaboration avec INTERPOL

Le ministre burkinabè en charge de la Sécurité a signé un protocole d’accord avec le secrétaire général de l’Organisation internationale de police criminelle, Interpol. C’était ce 10 septembre 2019 à Ouagadougou. A travers cet engagement, Ousséni Compaoré et Jürgen Stock comptent faciliter l’accès aux informations de leurs différentes entités, en vue de renforcer les investigations sur les crimes qui s’internationalisent, notamment les activités terroristes.

C’est un pas de plus vers les échanges d’informations entre le Burkina Faso et l’Organisation internationale de police criminelle, Interpol. La coopération existait déjà, mais à travers la signature de ce nouvel accord de coopération, elle s’élargit davantage pour prendre en compte d’autres aspects.

Le ministre de la Sécurité, Ousséni Compaoré, s’est dit heureux de la signature de ce nouvel accord de coopération, qui, selon lui, va renforcer les capacités de la police nationale dans son action aussi bien au Burkina, dans la sous-région que dans le monde. « Le renforcement de la coopération va nous permettre, dans le cadre de la coopération d’échanges d’informations, d’aller en profondeur pour faciliter le travail de la police », a-t-il dit.

Jürgen Stock ,secrétaire général de Interpol, a précisé que c’est un accord qui permet d’agrandir le système d’investigation contre les crimes, notamment les activités terroristes. « Cela permet de recueillir des informations pertinentes notamment sur les terroristes. Nous travaillons déjà à partir d’une base conçue par le Burkina Faso notamment le système d’informations policières, IRAPOL (Ndlr. Identification, Rapprochement, Analyse de Police) », a dit le secrétaire général de Interpol.

Dans le domaine de la lutte antiterroriste, le Burkina Faso aura accès aux données internationales des 194 pays membres de l’organisation. En retour, tous ces pays auront également accès aux informations fournies par le Burkina Faso sur les aspects de terrorisme et de criminalité internationale.

« Nous voulons nous assurer que ce système d’information soit accessible aux policiers sur le terrain en première ligne, en zone critique (…) De cette façon les autorités à travers le monde ont accès aux informations recueillies ici au Burkina Faso, et la police burkinabè a accès aux informations partagées par le reste du monde, en Afrique, Europe, Etats Unis… », a poursuivi Jürgen Stock.

Dans un contexte où le crime s’internationalise, où le terrorisme n’a pas de frontière, le secrétaire général a estimé qu’aucun pays ne peut vaincre les menaces de façon isolée. L’échange d’informations entre les 194 pays membres d’Interpol participe de cette mise en commun des efforts.

Lefaso.net

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