Lutte contre le terrorisme au Sahel : Quatre piliers à regrouper, selon Le Drian, pour éviter « des fragilités » dans les mois à venir

La lutte contre le terrorisme et l’après Sommet de Pau ont été au centre des échanges entre le président du Faso, Roch Kaboré, et le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, en visite éclair à Ouagadougou, ce vendredi 8 janvier 2021.

L’on se rappelle le Sommet de Pau, en France, tenu les 13 et 14 janvier 2020, où les chefs d’Etat membres du G5 Sahel ont été invités à clarifier leurs positions sur l’intervention militaire de la France au Sahel. Cette rencontre a été l’occasion de renforcer la mobilisation conjointe dans la lutte contre les groupes terroristes. Présent à Ouagadougou, le ministre français en charge des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré qu’après ce sommet, des succès ont été engrangés notamment dans la zone des trois frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

« La mobilisation se poursuit »

« Ces succès ont été rendus possibles par la coopération renforcée entre les forces internationales et la force conjointe du G5 Sahel. Cette mobilisation internationale se poursuit et s’est intensifiée avec l’ensemble de la Coalition internationale pour le Sahel. Et nous aurons bientôt l’occasion avec le G5 Sahel et les partenaires internationaux d’envisager la suite des engagements pris à Pau, il y a maintenant un an. », a indiqué le ministre Le Drian.

Les engagements pris à Pau

Quid d’une éventuelle réduction des troupes de la Force Barkhane au Sahel ? A cette question le ministre a rappelé que le Sommet de Pau avait pris des engagements dans quatre directions : renforcer Barkhane sur une certaine période et que puisse se développer la force européenne « Takuba » ; renforcer la force conjointe du G5-Sahel ; renforcer la présence des Etats sur l’ensemble de leur territoire et poursuivre les actions de développement.

« Parallèlement à l’effort singulier que la France a fait pour renforcer l’action de Barkhane, il faut considérer qu’à terme, la sécurité des pays du Sahel doit être assurée par les pays du Sahel eux-mêmes. La montée en puissance de la force conjointe doit y contribuer. Si on ne regroupe pas les quatre piliers dans les mois qui viennent, alors les fragilités que l’on a pu constater au Niger vont se reproduire », alerte, Jean-Yves Le Drian.

Lefaso.net

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