Lutte contre la corruption : le Burkina à la traine sur deux points

Le Burkina Faso tient un atelier de validation de son rapport d’auto évaluation de l’application de la convention de l’Union africaine sur la prévention de la corruption. Il se déroule du 15 au 17 septembre 2020 à Ouagadougou. En attendant la validation du présent rapport, le pays reste à la traine sur l’application de deux points en la matière.

Depuis 2005, le Burkina Faso a ratifié la convention de l’Union africaine sur la prévention de la corruption. Selon l’article 22-7 de ces dispositions réglementaires, le pays a obligation à communiquer au comité un an après l’entrée en vigueur de la convention, les progrès réalisés dans sa mise en œuvre.
Ainsi, le présent rapport devrait être produit depuis 2006. Mais que nenni. C’est finalement en 2020 que le groupe de travail s’y attèle.

Le rendez-vous de 2020, note quelques avancées en matière de lutte contre la corruption. Il s’agit notamment de l’adoption des lois portant répression de la corruption et de la création de pôles judiciaires spécialisées dans la répression des infractions économiques et financières et de la criminalité organisée et le lancement depuis août 2020 de la plateforme de déclaration en ligne d’intérêt et patrimoine de l’exécutif.

Pour l’instant, « l’essentiel ne réside pas en la ratification d’une convention mais dans sa mise en œuvre » a asséné Luc Marius Ibriga, contrôleur général d’Etat de l’autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE/LC).

L’accès à l’information, toujours un casse-tête

Selon le bilan global, le Burkina Faso serait en règle en matière lutte contre la corruption. « Mais il y a surtout deux points sur lesquels nous ne sommes pas totalement en règle. C’est par exemple le droit à l’information parce que la convention dit qu’on doit avoir accès à toutes les informations pour pouvoir lutter contre la corruption, notamment la presse qui doit pouvoir avoir accès à toutes les informations » a fait savoir Wendyam Kaboré, magistrat présidente du groupe de travail.

Et de poursuivre « il était prévu dans nos textes la création d’un organisme qui n’a pas encore vu le jour. »
Dans le rapport en examen, il s’agit de répertorier les mesures prises par l’Etat, les cas de corruption qui ont été poursuivis et condamnés avec des statistiques en appui.

En attendant, la corruption demeure la deuxième contrainte par ordre d’importance du secteur privé, selon le rapport d’enquête du Forum économique mondial de 2015.

Mariam Ouédraogo
Infowakat.net

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