Libye : pas d’infrastructures militaires sur l’aéroport visé par les forces de Haftar (ONU

La Mission d’appui de l’ONU en Libye (Manul) a affirmé qu’il n’y avait aucune infrastructure militaire sur un aérodrome bombardé à deux reprises cette semaine par les forces loyales au maréchal Khalifa Haftar.

En 48 heures, l’aérodrome de Zouara (120 km à l’ouest de Tripoli) a été visé par des frappes aériennes menées par l’Armée nationale libyenne (ANL), autoproclamée du maréchal Haftar.

“A la suite des frappes aériennes consécutives revendiquées par l’ANL sur l’aéroport de Zouara (ouest), les 15 et 16 août, la Manul a envoyé (samedi) une mission d‘évaluation à l’aéroport”, a indiqué la mission sur son site samedi soir.

“Après avoir examiné les installations de l’aéroport et tous les bâtiments adjacents, la mission d’évaluation a été en mesure de confirmer qu’il n’y avait ni de moyens ni d’infrastructures militaires sur l’aéroport de Zouara”, a affirmé le communiqué.

Par ailleurs, l‘équipe dépêchée sur place a conclu qu’aucune indication ne laissait croire que cet aéroport est utilisé à des fins militaires et qu’il est destiné à un “usage civil”.

La Manul indiqué qu’elle partagera les éléments réunis au cours de sa visite à Zouara avec le Conseil de sécurité et le Groupe d’experts, comme pour les évaluations menées après d’autres incidents similaires. Elle a rappelé que “les attaques visant les civils ou des infrastructures civiles sont une violation grave du droit international humanitaire et des droits humains”.

Homme fort de l’est de la Libye, le maréchal Haftar a lancé le 4 avril une offensive pour conquérir Tripoli. Après plus de quatre mois d’affrontements meurtriers, ses forces, freinées par celles qui sont loyales au GNA, n’ont guère avancé, restant aux abords de la capitale.

Les forces loyales au maréchal Haftar avaient indiqué avoir bombardé à deux reprises, jeudi et vendredi, des hangars qui, selon elles, abritent des drones turcs et leurs munitions à l’aéroport de Zouara et dans une localité proche.

Enlisés depuis plus de quatre mois aux abords de la capitale, les belligérants recourent de plus en plus aux frappes aériennes contre des cibles de l’autre partie.

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