Le ministre de la communication au sujet du général Bassolé : « Si son conseil estime qu’il y a nécessité qu’il soit ré-évacué quelque part, il va l’être »

Par le truchement de la conférence de presse du gouvernement (jeudi, 23 mai 2019) dont il était le modérateur, et en réaction à une question y relative, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou, a réagi à l’information selon laquelle, le gouvernement « a refusé une évacuation vers la Turquie » du général Djibrill Bassolé.

Rentré le 5 mai 2019 d’un séjour pour des soins en Tunisie, le général de gendarmerie, Djibrill Bassolé, devait repartir en Turquie pour poursuivre des soins, selon des confrères de la place. Mais, il se serait vu opposer un refus du gouvernement par le rejet de sa requête par le ministre de la Défense et des anciens combattants, Chériff Moumina Sy.

« C’est le 9 mai 2019, soit la veille de son départ pour Istanbul, qu’il lui a été signifié qu’il n’avait pas l’autorisation de s’y rendre. Ainsi, il se fera soigner ici sur place dans la capitale ouagalaise où il avait été interné après plusieurs malaises », rapporte le quotidien Aujourd’hui au Faso, citant sa source. Une information qui suscite encore des réactions via divers canaux, à l’image de cette déclaration de Dr Ablassé Ouédraogo de Le Faso autrement qui, par une déclaration en date du 21 mai 2019, s’est insurgé contre « le traitement inhumain et gratuitement méchant » dont l’accusé du putsch de septembre 2015 est ainsi l’objet.

A la conférence de presse du gouvernement, le ministre porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou, est revenu sur le sujet, à la faveur d’une question qui lui a été adressée à cet effet.

« Je sais qu’il a été évacué et qu’il est revenu. Pour le reste, je lis, comme vous, des éléments dans les médias, des prises de position des acteurs. Ce n’est pas plus que ça. Si, effectivement, son conseil médical et ses avocats estiment qu’il y a nécessité à ce qu’il soit ré-évacué quelque part, il va l’être. Je ne vois pas pourquoi cela va poser un problème aujourd’hui, s’il doit y retourner. De toute façon, les conditions et les garanties sont prises pour qu’il puisse répondre devant la justice », a simplement exprimé le ministre Dandjinou.
Lefaso.net

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