La dégradation de la sécurité au Burkina Faso risque de déstabiliser le Ghana, le Togo et le Bénin

Mercredi 6 mars, de hauts responsables des Nations Unies ont tiré la sonnette d’alarme face à la montée des conflits et de l’insécurité dans le Sahel qui a provoqué des déplacements massifs de populations. Le Burkina Faso confronté à une crise humanitaire sans précédent est au centre de toutes les attentions.

L’ONU indique que le Burkina Faso est confronté à une crise humanitaire majeure, près d’un million de personnes ayant besoin d’une aide urgente. Environ 4,2 millions de personnes sont déplacées dans le Sahel en raison de l’escalade de violence armée dans certaines régions du Mali, dans le bassin du lac Tchad et dans le Liptako-Gourma, une région à cheval sur le territoire du Burkina Faso, du Mali et du Niger rappelle l’ONU.

Les violences intercommunautaires et les attaques de groupes armés ont encore contraint des dizaines de milliers de personnes à quitter leur domicile au cours des dernières semaines. « Nous assistons à une urgence humanitaire sans précédent au Burkina Faso où une recrudescence d’attaques armées a provoqué des déplacements internes massifs », a déclaré Ursula Mueller, Sous-Secrétaire générale aux affaires humanitaires de l’ONU.

Pour renforcer l’aide immédiate apportée aux populations déplacées du Burkina Faso, l’ONU a octroyé lundi quatre millions de dollars de son Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires (CERF). Cette année, la communauté humanitaire sollicite 2,4 milliards de dollar afin d’aider environ 15,3 millions de personnes au Burkina Faso, au Cameroun, au Mali, au Niger, au Nigeria et au Tchad.

S’exprimant lors de Flintlock, exercice militaire panafricain piloté par les Etats-Unis qui a eu lieu du 18 février au 1er mars en Mauritanie et au Burkina Faso, le major général Marcus Hicks a déclaré qu’une « détérioration alarmante » s’était produite au Burkina Faso au cours des cinq derniers mois avec le risque que cette instabilité se propage à ses trois voisins du sud, le Ghana, le Togo et le Bénin. si des groupes militants liés à Al-Qaida et à l’État islamique réussissaient à établir une présence dans ce pays et les pays limitrophes, ils auraient un accès plus facile aux principaux ports d’Afrique de l’Ouest, en fournissant des itinéraires plus clairs pour le trafic d’armes et de drogues.

Au Burkina Faso, les civils ont été pris pour cibles, selon les reportages de Nicolas Haque d’Al Jazeera.

Afrik.com

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