La CEDEAO encourage l’usage de la cryptomonnaie au Burkina Faso

Consciente des enjeux que représente la monnaie virtuelle, notamment le bitcoin, pour les pays de l’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO tient à informer au mieux ses députés. C’est pourquoi son Parlement communique largement auprès de tous ses membres. L’une des dernières actions en date a été une grande conférence auprès des députés de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Elle s’est déroulée sur 5 jours dans la capitale du Burkina Faso, à Ouagadougou. Et son thème a été suffisamment explicite : « La cryptomonnaie comme facilitatrice du commerce communautaire en Afrique de l’Ouest ». Par ce biais, et via ses autres opérations d’information et de sensibilisation, la CEDEAO espère inciter ses pays membres – dont le Burkina Faso – à mieux tirer avantage des atouts du bitcoin.

      Zoom sur la cryptomonnaie

Vous avez probablement déjà entendu parler de cryptomonnaie. Mais savez-vous de quoi il s’agit exactement ? Une cryptomonnaie est une monnaie virtuelle ou numérique, sécurisée par la cryptographie. De ce fait, elle est presque impossible à falsifier ou à contrefaire.

La plupart des cryptomonnaies sont des réseaux décentralisés basés sur la technologie « blockchain » (chaîne de blocs). Il s’agit d’un grand livre distribué au sein d’un large réseau d’ordinateurs. Ainsi, chaque machine détient une partie infime de l’information, et c’est la combinaison de toutes qui assure l’authenticité de ce grand livre.

Prenons l’exemple du bitcoin (BTC). Ce fichier numérique est stocké dans un portefeuille numérique (« wallet »), qui n’est autre qu’une application sur ordinateur ou mobile. Les gens peuvent envoyer des bitcoins d’un portefeuille à un autre, et chaque transaction est enregistrée dans la blockchain.

Quel intérêt pour un pays comme le Burkina Faso ?

Dans les pays où la monnaie fiduciaire peut être problématique, peu stable, trop dépendante des gouvernements ou peu acceptée par d’autres puissances économiques, les cryptomonnaies fournissent une alternative intéressante. C’est notamment le cas en Afrique de l’Ouest, et entre autres au Burkina Faso.

En effet, le franc CFA vaut moins de 1 centime d’euro : 0,0015 € plus précisément. À titre de comparaison, un bitcoin vaut plusieurs dizaines de milliers d’euros. Utiliser des monnaies virtuelles à la place peut alors permettre aux professionnels et aux particuliers du pays d’augmenter leur pouvoir d’achat et leur valeur disponible. Cela vaut aussi bien dans le cas du commerce communautaire en Afrique de l’Ouest, comme le valorise la CEDEAO, que pour les échanger avec d’autres puissances économiques (occidentales, par exemple).

Par ailleurs, le BTC et les autres devises digitales sont une bonne façon d’accéder à divers sites et services qui sont généralement limités à certaines monnaies. Utiliser cette alternative permet alors de contourner les restrictions, de manière légale. Par exemple, si vous êtes un amateur de blackjack, de roulette, de machines à sous ou de baccarat, il est probable que le franc CFA ne vous permette par d’accéder aux plateformes de qualité. Mais si vous disposez de bitcoins pour jouer, vous pouvez alors accéder aux meilleurs casinos crypto au Burkina Faso. Il est même possible de conserver votre anonymat, puisqu’on ne vous demande pas votre identité : uniquement votre numéro de portefeuille virtuel.

De plus, le bitcoin – comme toutes les autres monnaies numériques – est décentralisé. Il ne dépend donc pas d’un gouvernement ou d’une quelconque institution. Il offre ainsi une autonomie et une indépendance à ses utilisateurs. Cet atout est apprécié par de nombreux consommateurs du Burkina Faso et des autres pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, mais aussi par les commerçants.

Nous conclurons cet article avec une citation de Malam Chaibou Boucary, deuxième vice-président du Parlement de la CEDEAO : « Si nous discutons de cryptomonnaies, nous discutons en réalité de l’avenir (…) des besoins fondamentaux pour nos citoyens ».

 

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