Journée internationale de la veuve : La fondation Lucie Kaboré-Traoré célèbre les veuves Burkinabè

La fondation Lucie Kaboré-Traoré a organisé ce samedi 27 Juin 2020, la célébration de la Journée internationale de la veuve (JIV) au sein de son siège à Ouagadougou. Une cérémonie marquée par une sensibilisation sur la Covid-19 et par l’assemblée générale annuelle de ladite fondation.

Le décès de leur conjoint les rend parfois vulnérables. Consciente de la marginalisation dont certaines sont victimes, l’assemblée générale des Nations unies a en 2010, proclamé le 23 Juin journée internationale de la veuve(JIV). Au Burkina Faso, la fondation Lucie Kaboré-Traoré œuvrant pour le bien être de la veuve et de l’orphelin, n’a pas manqué de célébrer cette journée. Prévue se tenir le 23 Juin, la commémoration a été finalement différée par la fondation ce samedi 27 juin 2020.

Contexte sanitaire oblige, les membres de la fondation majoritairement composés de veuves ont été sensibilisés sur la maladie à coronavirus. Et c’est le Dr Brice Bicaba, directeur du Centre des Opérations de Réponses aux Urgences Sanitaires (CORUS) qui s’est entretenu avec les veuves sur la maladie. Il a expliqué le mode de transmission et les symptômes de la Covid-19. Aussi, a-t-il insisté sur la nécessité du respect des mesures barrières afin du minimiser les risques de contagion. Selon ses dires, « le faite que le nombre de cas diminue ne signifie pas qu’il faut baisser la garde ».

Dr Brice Bicaba, répondant aux questions des femmes

A tour de rôle, les femmes ont posé des questions afin d’être mieux informées. Il a profité de cette occasion pour démentir certaines rumeurs qui circulent autour du coronavirus. Madame Véronique Zangré /Tiendrébeogo, membre de la fondation affirme que les explications de Dr Bicaba lui ont permis d’être mieux instruite sur la pandémie actuellement. « Nous ignorions certains aspects de la maladie. Grâce aux échanges avec le Docteur, nous nous sommes mieux cultivées sur la question » a-t-elle avoué.

Madame Véronique Zangré /Tiendrébeogo, membre de la fondation

Selon le Dr Alice Zoungrana Kaboré, coordonnatrice de la fondation, il était capital de sensibiliser les veuves sur la Covid- 19. « Il fallait montrer aux femmes comment elles devraient se protéger et protéger les autres contre cette maladie » a-t-elle justifié.

Dr Alice Zoungrana Kaboré, coordonnatrice de la fondation

Les attentes

La fondation a profité de cette célébration pour tenir son assemblée générale annuelle. Elles sont arrivées par délégation des quatre coins du pays. Lors de cette assemblée générale, les femmes ont émis des doléances auprès des premiers responsables de la fondation. Elles ont souhaité participer à des formations d’apprentissage. Ce sont entre autres des formations en lien avec la fabrication de savons, d’huiles, etc. Aussi, certaines d’entre elles, ont demandé qu’on leur offre du matériel de travail en rapport avec leur domaine d’activité. Ceci pour être autonome financièrement.

Les veuves ne sont pas reparties les mains vides. En effet, par le biais de donateurs, elles ont reçu gratuitement des cache-nez et des vivres.

Samirah Bationo
Lefaso.net

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