IUTS : le « général Bassolma » appelle les travailleurs à la sérénité

Le collectif syndical de la CGT-B, l’inter syndical des magistrats, la coordination des syndicats du Minéfid, et d’autres syndicats autonomes étaient face à la presse ce 31 mars 2020 pour, l’un des points à l’ordre du jour était les coupures et suspension de salaires de certains agents de la fonction publique, pour fait de grève, et la crise sanitaire qui secoue le monde et le Burkina Faso, en particulier.

Ils sont 675 agents de la fonction publique, majoritairement du secteur de l’enseignement qui ont vu leur salaires suspendus ce mois de mars pour fait de grève. Ces suspensions sont qualifiées de « sauvages » selon les syndicats, qui crient au « banditisme » de la part du gouvernement.

« Le gouvernement ne peut invoquer aucun  texte pour justifier les mesures répressives qu’il abat sur les travailleurs. Du reste, c’est la cacophonie dans les tentatives de les justifier. Pendant que le ministre Ouaro, le maitre d’oeuvre des suspensions de salaires parle de mouvements illégaux en faisant référence aux sit-in organisés par les coordinations régionales des syndicats de l’éducation, le ministre Dandjinou parle de grèves et M Urbain Yaméogo, conseiller à la présidence du Faso ne se gêne pas d’avouer qu’il s’agit de réponses politiques pour contrer les syndicats qui se sont engagés sur le terrain politique ». C’est ce qu’a déclaré Bassolma Bazié, porte parole du collectif.

Selon Mohamed Savadogo, secrétaire général du syndicat du ministère des finances, « ce que le gouvernement a fait c’est du banditisme. Si coupure il y a, cela aurait dû être fait en avril. Et il y a des indemnités comme celle de logement et les allocations familiales qui ne devraient pas être coupées selon les textes. »

Ces coupures et suspensions de salaires sont « abusives » car « les listes transmises en vue des suspensions de salaires ont été établies sur des bases subjectives. Ainsi parmi les travailleurs dont les salaires ont été suspendus, on compte des travailleurs en congé de maternité, des agents en stage dans les écoles de formation, etc » a ajouté bassolma Bazié.

Des agissements antagonistes

La crise du covid19 est venue rappeler, comme dans d’autres pays, le fait que nos centre de santé sont en souffrance.

« Depuis bientôt un an nous disons au gouvernement de faire fonctionner le minimum de formations sanitaires qui existent , même s’i faut après acquérir du nouveau matériel pour après assurer la proportion et faire évoluer le système de santé. Le ministère avait à l’époque dit qu’il allait faire le diagnostique. Il l’a fait théoriquement en août 2019 et nous sommes là où nous sommes : il n’y a rien » a expliqué Pissiamba Ouédraogo, secrétaire général du Syntsha.

Les syndicats notent par ailleurs, que le gouvernement manque quelques peu de cohérence. Ils évoquent à titre d’exemple les grèves et luttes que le corps de la santé avait entamé sans gain de cause, et dont les principaux points étaient l’amélioration de l’offre technique de santé. Aujourd’hui « ce sont les mêmes qui sortent aujourd’hui féliciter les agents de santé ».

Du reste, Bassolma Bazié appelle les travailleurs victimes de coupures ou de suspension à rester calme, et à rester à l’écoute des responsables syndicaux.

Ange L Jordan MEDA

Infowakat.net

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