Interdiction du vote par la carte consulaire pour les Burkinabè de l’extérieur : l’UPC lance une offensive depuis Abidjan

 » Ils veulent nous barrer la route », martelait GOLO Amadou, délégué général de la section de l’UPC, quartier Félix Houphouët-Boigny, de la commune de Koumassi à Abidjan, ce Dimanche 18 Août 2019, dans l’enceinte de l’école Fofana Tidiane, à l’occasion d’une rencontre d’explications, organisée pour situer les militants et sympathisants du parti de Zephirin DIABRE sur les enjeux de la loi interdisant la validité de la carte consulaire pour les élections de 2020 au Burkina Faso.

Pour l’un des activistes les plus en vus de l’idéologie politique de l’Union Pour le Changement, principale force d’opposition au Burkina, en faisant adopter le 30 Juillet 2018, la loi électorale, invalidant l’utilisation de la carte consulaire pour la participation aux différentes opérations de vote, le pouvoir Burkinabè, a conscience que  » le résultat du vote de la diaspora va faire basculer l’électorat ». Et la plus importante communauté Burkinabè vivant à l’extérieur se trouvant en Côte d’Ivoire, avec au moins 4 millions de ressortissants,il n’est pas possible, toujours selon GOLO Amadou de  » gagner l’élection au Burkina sans miser sur la Côte d’Ivoire ». En effet, est reconnu comme ayant le droit de vote au Burkina, celui qui possède une Carte Nationale d’identité biométrique, CNIB, ou un passeport… Des pièces dont l’établissement requiert l’obtention d’un certificat de nationalité, un document encore impossible de se faire établir hors des frontières du Faso. Une situation qui prive donc des millions de Burkinabè de Côte d’Ivoire, du droit de participer au processus démocratique dans leur pays, ce que l’UPC, représenté ce Dimanche par son premier responsable à Koumassi-Campement, refuse d’accepter. Pour se faire entendre, GOLO Amadou et ses camarades comptent initier une série d’actions d’envergure, dont des meetings géants et autres initiatives démocratiques, pouvant forcer la main au régime de Ouagadougou qui, pense-t-il, a échoué, à assurer la sécurité des Burkinabè.

 » Le pays qui était le mieux sécurisé de la sous-région est devenu le plus dangereux » enfonce le délégué général qui appelle ses troupes à ratisser large dans les quartiers pou faire triompher au soir du 30 Octobre 2020, celui qu’ils présente comme ayant un casier vierge en matière de gouvernance.

netafrique.net

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