Insécurité dans la province du Bam : Les populations préparent la résistance

La Coordination du mouvement populaire pour la résistance du Bam a lancé ce samedi 5 octobre 2019, à Kongoussi, un mouvement populaire pour se défendre contre les exactions terroristes dans la province.

La province du Bam, dans la région du Centre-Nord, connait ces derniers temps une recrudescence des attaques terroristes. Depuis le 28 septembre 2019, une vingtaine de personnes sont mortes suite aux attaques. Cela a également occasionné un exode massif des populations des communes rurales de Bourzanga, Rollo, Nassere et Zimtanga vers Kongoussi, la capitale provinciale. Pour contrer la montée en puissance des terroristes, les populations locales s’organisent pour une résistance communautaire.

Le lancement officiel de cette action d’auto-défense a eu lieu le samedi 05 octobre 2019 à Kongoussi au cours d’un meeting. Cette activité est l’œuvre de la Coordination du mouvement populaire pour la résistance du Bam (CMPR).

Le mouvement a demandé à chaque village de mobiliser 20, 30, voire 100 personnes pour une formation militaire pour la défense du territoire. Le coordonnateur, Ali Nana, estime que « là où nos grands-pères n’ont pas échoué, nous aussi, nous ne reculerons pas ».

Cette annonce est la bienvenue, selon les déplacés internes. Un d’entre eux a clairement signifié : « Nous voulons des armes pour nous défendre ». C’est également une initiative saluée par le Mouvement plus rien ne sera comme avant.

Présent à la manifestation, Nassirou Guiro a suggéré au gouvernement la création d’institutions communautaires et de renseignements. Il a souhaité également la formation des jeunes pour faire face au terrorisme.

Pour Serges Bayala du Mouvement deux heures pour Kamita, « les terroristes sont certes dangereux mais ils ne dépassent pas le peuple burkinabè ». Pour lui, si le peuple a pu résister contre Blaise Compaoré et le RSP, ce ne sont pas « quelques enturbannés aux culottes coupées » qu’on ne peut pas vaincre. Pour l’heure, les populations n’attendent que les militaires pour les accompagner dans leurs missions. Il n’est plus question de fuir, selon certains d’entre eux.

Lefaso.net

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