Insécurité à Ouagadougou : Le journaliste Dieudonné Lankoandé, de Faso-legal, agressé violemment par des inconnus

Le journaliste Dieudonné Lankoandé a été agressé par « 4 jeunes hommes à visage découvert » le vendredi 19 juin 2020, autour de 21h30, à Ouagadougou. Le journaliste a reçu « un coup violent sur la tête avec un gros bâton », avant d’être dépouillé de tous ses objets de valeur. Dans les lignes qui suivent, l’intéressé raconte sa mésaventure.

Après une journée remplie, je décide de rentrer à la maison. Sur la route du retour j’ai été victime d’une agression. En rentrant chez moi le vendredi 19 juin 2020, autour de 21h30, 4 jeunes hommes à visage découvert m’ont agressé sur la grande voie entre le maquis Samande Nab bar (Ouaga 2000) et l’hôtel président.

Le premier groupe de jeunes a surgi devant moi sur une moto et l’un d’eux m’a porté un coup violent sur la tête avec un gros bâton. Je perdis connaissance. Quelques minutes plus tard, quand je retrouvais mes esprits, j’ai tenté de me relever. J’ai mis ma main dans ma poche pour sortir mon téléphone. C’est en ce moment que j’ai entendu « gwein » (en mooré qui veut dire : tire sur lui). Le 2e groupe de jeunes s’était approché de moi et j’ai pu apercevoir leurs armes (machettes et bâtons).

En effet, voulant me relever pour fuir je me suis retrouvé dans un caniveau ouvert en chantier. Je me suis débattu dans le trou pour pouvoir m’échapper. C’est en ce moment que j’entendais les autres coups de feu en ma direction. Puis après rien. J’étais donc maintenant à peu près une dizaine de mètres des délinquants. Blessé aux genoux, aux mains et à la tête j’étais maintenant dans un lieu encore plus éclairé au bord de la route. Comme si ma moto et mon sac ne leur suffisaient pas, tous les 4 jeunes ont voulu finir avec moi.

L’un d’eux à démarrer ma moto et ils sont tous partis ensemble. Filé ? Je ne sais pas. Apparemment, ils avaient préparé leur coup et ils attendaient leur victime. Quelques passants et le voisinage qui avait entendu les coups de feu sont venus peu de temps après leur départ. Après je me suis retrouvé au CSPS de Songnaba, au Centre Médical de l’Espérance ainsi qu’au CIMO pour les radiographies. Bref, je vous épargne du reste des détails.

Les bandits ont emporté avec eux : 1 moto Sirus Originale, 1 PC Lenovo (Yoga), 1 disque dur de 1Tb, 1 caméra semi professionnelle Canon, 1 passeport en mon nom, un chéquier, 1 Samsung A7, 1 trousseau de clés et divers autres documents importants. Je rends grâce à Dieu pour ma vie sauve ».

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