Infrastructures: Eric Bougouma sonne la fin de la récréation pour les entreprises dont les chantiers piétinent

Le ministre des Infrastructures, Eric Bougouma, a procédé, le jeudi 7 février 2019, dans la cité de l’épervier Manga, à l’ouverture des travaux du premier conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM). Prévu pour durer deux jours, à savoir du 7 au 8 février, cette instance va servir de cadre pour dresser le bilan de la mise en œuvre des activités du ministère pour l’année écroulée, apporter des mesures correctives et adopter le programme d’activités de cette année en cours. A cette occasion, le ministre Bougouma a déclaré que son ministère va procéder purement et simplement à la résiliation de certains marchés.

«Tous les marchés qui sont en difficulté sans aucune perspective sérieuse vont faire l’objet d’un arrêt des travaux afin d’établir le taux d’exécution exact au plan physique et de passer à la clôture juridique», a déclaré le ministre des Infrastructures. Le ministère, fait-il constater, a mobilisé beaucoup d’entreprises, fait travailler de nombreuses petites et moyennes entreprises locales, mais certaines ont montré leur incapacité à s’organiser, à trouver les équipements et les financements nécessaires pour pouvoir mener à bien les travaux qui leur ont été confiés. Il en veut pour preuve, la route Kongoussi-Djibo, la section urbaine de la RN4 communément appelée la route de l’hôpital, la RN3…

Face à cette situation, Eric Bougouma a décidé de sonner la fin de la récréation pour ces entreprises boiteuses. «Nous allons procéder purement et simplement à la résiliation de certains marchés et ne retenir que les entreprises qui sont performantes; c’est le temps du filtrage», a-t-il prévenu.

Dressant le bilan des activités au 31 septembre 2018, il s’est réjoui des nombreux acquis engrangés par son département en matière de développement des infrastructures.

le ministre des Infrastructures,Eric Bougouma a décidé de sonner la fin de la récréation pour ces entreprises boiteuses au cours de ce CASEM tenu à Manga

En témoigne la mise en chantier de 1000 kilomètres de routes avec 464 kilomètres achevées et plus de 500 kilomètres qui sont en cours. Egalement, l’achèvement d’importants chantiers d’ouvrage tels que l’échangeur du Nord, le pont sur le Mouhoun, le pont sur la Sirba. A cela s’ajoute le segment de l’entretien routier qui a mobilisé près de 200 entreprises nationales pour travailler sur près de 20 000 kilomètres de routes aussi bien en terre que bitumées. Il en est de même, poursuit-il, du segment des pistes rurales où ‘’nous avons ouvert près de 2900 kilomètres de pistes et achevé à ce stade un peu plus de 2000 et dont nous poursuivons la mise en œuvre de l’ensemble de ces chantiers’’.

Ainsi, à la date du 31 septembre, le bilan des activités du ministère a révélé un taux de réalisation d’environ 84,14%. De quoi donner des motifs de satisfaction au ministre Bougouma qui a félicité tous ses collaborateurs pour ces résultats atteints malgré les difficultés imputables à la situation socio-économique et politique du Burkina.

Toutefois, en dépit de ces importants acquis enregistrés, Eric Bougouma a reconnu la nécessité de s’impliquer davantage pour améliorer l’accessibilité aux services de bases, aux zones de productions et aux sites touristiques.

A cet effet, placée sous le thème «Infrastructures routières, trois ans de réalisation: bilan et perspectives», les deux jours de travaux seront consacrés, entre autres, à l’appréciation du bilan d’exécution des activités menées au 31 décembre 2018, à l’examen et à l’adoption du projet de programme d’activités 2019 dudit département,…

les participants

Comme perspectives pour cette année 2019, Eric Bougouma a confié que d’importants projets vont démarrer bientôt en termes de bitumage pour permettre de connecter les chefs-lieu de province, de désenclaver des zones de forte production. A titre d’exemple, il a cité le bitumage de la route Tougan-Lanfiera-Di dans la vallée du Sourou, la route Fada N’Gourma-Bogandé, Sapaga-Pouytenga-Boulsa…

Il faut souligner un fait majeur dans cette première session du CASEM. Il s’agit de la présence du REN-LAC. «Nous avons conclu une convention avec le REN-LAC sous l’égide de la Banque mondiale. Nous sommes l’un des rares ministères à l’avoir fait parce que nous avons compris la nécessité d’associer le contrôle citoyen au contrôle classique. Et c’est ce à quoi le REN-LAC s’est engagé avec nous», a-t-il conclu.

Madina Belemviré

http://lesechosdufaso.net/

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