Industrie, commerce et artisanat : Le syndicat dénonce la gestion du ministre Harouna Kaboré

Les responsables du Syndicat national des agents du Ministère de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (SYNAMICA) ont animé, dans la soirée du mardi 26 mars 2019 à Ouagadougou, une conférence de presse pour dénoncer la gestion du ministère par Harouna Kaboré, l’actuel patron du département.

Les responsables du Syndicat national des agents du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat (SYNAMICA) sont très remontés contre l’actuel ministre, Harouna Kaboré. La raison : sa manière de diriger le ministère.

Face à la presse, dans la soirée du mardi 26 mars dernier, ils ont égrené un chapelet de raisons pour lesquelles, ils en veulent à leur ministre. Il s’agit, selon eux, de la création de structures qui constituent en réalité des doublons à d’autres qui existent déjà. Ils en veulent pour preuve la création d’un secrétariat technique de l’industrialisation parallèlement à la Direction générale du développement industriel et la déstructuration de la Direction générale du Contrôle économique et de la répression des fraudes et de tout le système de contrôle par la création d’une brigade mobile de contrôle et de la répression des fraudes.

Outre cela, les conférenciers pointent du doigt la relégation de la gestion des zones industrielles au privé. Ces réformes, selon eux, vont affaiblir ces différentes structures dans leur fonctionnement.

Le syndicat juge ces réformes simplement inopportunes. Ce, pour plusieurs raisons. Il s’agit, selon Daouda Ouédraogo et ses camarades, d’un manque d’étude diagnostique préalable du processus d’élaboration de ces réformes qui n’a pas pris en compte l’avis des acteurs, des coûts supplémentaires que cela va engendrer au budget, du renchérissement du coût des investissements industriels.

Intimidation et pensée unique comme mode de gouvernance

Le syndicat est aussi remonté contre son ministre de tutelle pour son système de management. « L’intimidation et la pensée unique semble être le mode de gouvernance car des collaborateurs, y compris des responsables, sont régulièrement rabroués sans autre forme de procès », regrette Daouda Ouédraogo. Le SYNAMICA a aussi soulevé le cas de 18 agents affectés dans des directions régionales du Sahel, du Plateau central et du Centre-sud, non encore opérationnelles.

Pour offrir de meilleures conditions de travail aux agents du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat, le Syndicat appelle prestement le gouvernement à annuler ces réformes entreprises par le ministre actuel, à doter le département de moyens conséquents pour l’exercice de ses missions. Il appelle également l’exécutif à baisser les prix des produits de grande consommation au profit de la population.

JTB
Lefaso.net 

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