Grève des transporteurs : certains ouagalais estiment le moment inopportun

Dix neuf organisations syndicales de transporteurs ont annoncé le 14 janvier 2020, une grève illimitée à compter de ce 16 janvier 2020. Cette grève consiste à suspendre le trafic de tous les produits à destination du Burkina Faso les livraisons et le transport des voyageurs sur toute l’étendue du territoire. Les avis divergents au milieu de la population sur cette grève. Infowakat.net en a recueillis quelques-uns.

Les 19 syndicats des transporteurs routiers revendiquent la tenue du congrès constitutif de la faîtière unique des transporteurs routiers du Burkina Faso. Pour eux, le gouvernement serait l’obstacle à cette réunion. Ils fustigent aussi la position du ministre des Transports dans sa volonté de gérer le fret généré par le Commerce Extérieur du Burkina.

Nombreuses sont les personnes qui invitent les transporteurs routiers à retourner sur la table de discussion afin de trouver des points d’accord. « La grève n’est pas la solution. On a dit que si la pluie te frappe, faudrait pas que tu te frappes toi-même. Qu’ils discutent et qu’il ait une attente entre eux », déclare Moussa Ilboudo.

Même ton chez Ali Zango, il affirme que les tiraillements ne vont pas aboutir à grande chose.

D’autres personnes disent ne pas comprendre la grève dans la mesure où le syndicat disait, pendant que les autres allaient en grève, que le moment n’était pas opportun. Et « Le moment n’est toujours pas au opportun pour une grève. La situation nationale ne permet pas de mener cet mouvement » lance Mahamadou.

Pour Isaac Compaoré, la grève étant un droit du citoyen, les transporteurs peuvent aller grève pour se faire entendre. D’autant plus qu’au  » Burkina Faso, on ne se fait comprendre que par des mouvements de grèves » ajoute-t’-il .

Quatre autres organisations de la faîtière se démarquent de la grève et appellent l’ensemble des transporteurs routiers à poursuivre leurs activités en toute quiétude. Il s’agit du FENAT ( Fédération nationale des transproteurs), du SYNAJECT ( Syndicat national des jeunes commerçants et transporteurs), du CTRCB et de l’ABC-TRANS ( Alliance Burkinabè des Chargeurs et Transporteurs). Ces organisations indiquent que le processus de mise en place de la faîtière unique des transporteurs routiers du Burkina Faso est en cours et sera effectif en temps opportun. De ce fait, ils demandent aux autorités compétentes de prendre les dispositions nécessaires pour permettre le bon déroulement à nos activités.

Pour Mamadou Sawadogo, la faîtière, avant de vouloir aller en grève, doit d’abord s’entendre avant de vouloir aller en grève. « Sinon leur mouvement n’aura pas de sens et serait d’un côté boycotté par les autres organisations ».

Nafisiatou Vebama
Infowakat.net

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