Grève des réfugiés au Burkina : Alpha Barry et le HCR mettent les points sur les i

Alpha Barry, ministre des affaires étrangère du Burkina Faso a déclaré  jeudi 23 janvier 2020, que le gouvernement prendra ses responsabilités, si la cinquantaine de réfugiés urbains qui campent depuis juin 2019 devant le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR), ne libèrent pas les lieux.  Ces derniers réclament de meilleures conditions de prises en charge et leur réinstallation dans d’autres pays.

«S’ils persistent et ne veulent pas libérer les lieux, le gouvernement va prendre ses responsabilités», a lancé Alpha Barry, à l’endroit des réfugiés en question, lors d’un atelier sur la gestion des réfugiés en temps de crise.

Originaires de sept pays différents, ces derniers réclament une assistance financière et une réinstallation dans d’autres pays, vu leurs conditions de vie au Burkina Faso.

Sauf que selon le ministre, les réfugiés demandent des choses que le Burkina Faso ne peut satisfaire.

«Ils veulent aller ailleurs et demandent l’asile dans d’autres pays mais c’est la responsabilité de ces pays de leur accorder l’asile», a précisé Alpha Barry, qui ajoute qu’ au regard de l’évolution de la situation dans leurs pays d’origine, le statut de certains de ces réfugiés ne se justifie plus.

Loli Kimyaci, représentante du HCR au Burkina, déplore le fait que ces réfugiés auraient pu s’intégrer car «d’autres sont au Burkina il y a près de 25 ans». Ainsi « ils ne peuvent plus jouir de la même assistance que lorsqu’ils sont arrivés»,

A cela s’ajoute la question des déplacés internes du fait du terrorisme. «Les déplacés internes ont aussi besoin de l’assistance internationale. S’ils demandent à aller dans d’autres pays, ils sont libres d’y aller. On ne peut pas faire plus que la protection que le Burkina leur donne », a-t-elle insisté.

Avec AIB

DK

Infowakat.net

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