Grève des chauffeurs routiers : Le président de l’OTRAF rejette en bloc les accusations du SYNACP

Suite au préavis de grève de 96 heures à compter du mardi 6 octobre 2020, annoncé par l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB), le syndicat national des chauffeurs professionnels (SYNACP) monte au créneau pour s’en démarquer. Il a expliqué ses motivations de boycott de ce mouvement ce 5 octobre 2020, il en appelle plutôt au dialogue entre les acteurs.

Le syndicat national des chauffeurs professionnel est en désaccord avec tous les quatre points inscrits sur la plateforme revendicative du préavis de grève de l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB). De la gestion du fret, du règlement 14 de l’union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) relatif à la gestion de la charge à l’essieux au tracasseries routières en passant par la taxe de stationnement.

Jacques Francis Ilboudo, le président du bureau exécutif national du SYNACP indique que la période est très mal choisie et appelle les différents acteurs du transport au dialogue. Pour lui, il ne faut pas faire souffrir les populations pour des questions qui peuvent être réglées par des négociations entre les acteurs du secteur. Une grève qu’il juge téléguidée par des mains invisibles pour avoir une main mise sur la gestion du fret au départ et à destination du Burkina.

Egalement, ce syndicat propose plutôt le retrait de la gestion du fret à la faitière des transporteurs pour la rétrocéder au Conseil burkinabè des chargeurs (CBC).

Joint au téléphone par la rédaction de Infowakat.net, Issouf Maïga, le président de l’Organisation des transporteurs routiers du Faso (OTRAF) rejette en bloc les accusations du SYNACP. « De façon règlementaire, le fret est géré par le CBC mais sur le terrain les acteurs s’organisent à accompagner le gouvernement, cela ne veut pas dire que nous gérons le fret. Le décret pris en février 2020 pour améliorer la gestion du fret à destination et au départ du Burkina n’est pas encore effectif » a-t-il laissé entendre. L’OTRAF n’est pas signataire du préavis de grève, nous avons seulement été ampliateurs.

« L’UCRB est responsable, c’est dirigé par des responsables, leur préavis de grève est signé par leur central syndical » a-t-il clamé. De ce fait, c’est « l’UCRB qui a adressé ses préoccupations aux autorités » a-t-il poursuivi.

Mariam Ouédraogo
Infowakat.net

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