Gouvernance économique : Le ministère de l’économie lance officiellement la plateforme intégrée « SI N@folo »

Le ministère de l’économie, des finances et du développement a procédé au lancement officiel du projet Système d’information intégré de gestion des Finances Publiques (SIGFP) dénommé SI N@folo. Un système informatique développé depuis 2019, par le gouvernement burkinabè avec l’appui de la Banque mondiale à travers le projet gouvernance économique et de participation citoyenne (PGEPC). Il vise à rassembler les plateformes de gouvernance économique au sein d’un même système.

Depuis 1990, c’est une pléthore de logiciels que le ministère de l’économie, des finances et du développement (MINEFID) a développés pour faciliter la collecte et la gestion des ressources publiques. Désormais, il n’y aura plus que SI N@folo, synthèse de l’ensemble des logiciels développés depuis lors, pour la gestion administrative et financière au sein de l’administration publique burkinabè.

Selon les organisateurs, les directives de 2009 de l’UEMOA, que le Burkina Faso s’est engagé à transposer dans sa législation nationale, imposaient un certain nombre d’innovations. « Cependant, au regard de l’obsolescence des technologies utilisées par les anciens systèmes et des innovations introduites dans la réforme des finances publiques, il a été nécessaire de mettre en place le Système d’information intégré de gestion des Finances Publiques (SIGFP) afin de mettre en exploitation une application répondant aux normes technologiques », a déclaré le conseiller technique du MINEFID, Abdoulaye Zongo, représentant le ministre. C’est ce SIGFP, qui a été dénommé, SI N@folo, poursuit-il. L’objectif, selon lui, est de faire en sorte que SI N@folo, puisse prendre en compte toutes les innovations induites par ces directives, qui ont été internalisées dans la Loi organique relative aux lois de finances (LOLF) du Burkina.

Abdoulaye Zongo, Conseiller technique du ministère de l’économie, représentant le ministre

N@folo inclut les avantages de mobilité pour l’utilisateur lambda, qui ne sera plus obligé d’être sur le territoire national pour effectuer ses opérations. Deuxièmement, toute personne ayant accès à l’information peut savoir, là où va l’impôt qu’il paye régulièrement.

Pour le chef du projet, Alain Ouattara, N@folo est donc un outil de transparence à travers les innovations qu’il regroupe. Et là où il y a la transparence, il n’y a pas contestation. Auparavant il y avait sept applications transversales. A terme, toutes ces sept applications vont être intégrées dans le SI N@folo, pour constituer une seule application pour la gestion financière et budgétaire du Burkina.

Alain Ouattara, chef du projet SI Nafolo

Alain Ouattara explique que « N@folo » qui est un terme Dioula, signifie richesse en français, ce qui traduit la volonté des acteurs de faire de cette application une richesse pour le Burkina Faso.

Le projet est essentiellement financé par la Banque mondiale à travers le Projet Gouvernance économique et de participation citoyenne (PGEPC) et le gouvernement burkinabè. Selon le coordonnateur du PGEPC, Adama Rouamba, l’appui a été de deux ordres, technique et financier. L’appui financier est à peu près de 2 milliards de F CFA pouvant être revu à la hausse.

Adama Rouamba, coordonnateur du Projet gouvernance économique et de participation citoyenne

La cérémonie de lancement a aussi vu l’installation du comité de coordination et des groupes de travail et de communication. C’est le vice-président du comité de coordination, Kisito Traoré, secrétaire général du Ministère du développement de l’économie numérique et des postes qui a procédé à l’installation du comité technique, dirigé par Alain Ouattara et le comité fonctionnel, dirigé par Vincent de Paul Yaméogo, à travers une remise des lettres de mission et des décrets de nomination.

Etienne Lankoandé
Lefaso.net

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