Gilbert Dienderé: « Je suis étonné de la manière dont le Général ZAGRE me traite. Il parle comme s’il y a des antécédents entre nous »

Je réaffirme une fois de plus que le 17 septembre 2015, c’est moi j’ai bel et bien présidé la réunion. 
Après la réunion du 16 jusqu’au petit matin du 17, le lendemain, j’ai reconvoqué la #CRAD pour leur porter un certain nombre d’informations comme nous étions tous embarqués dans la chose. 
C’est le Général Zagre qui a convoqué les anciens Généraux, nos aînés. 
Lorsque je suis rentré dans la salle, le CEMGA m’a annoncé en ces termes : « Le Président du CND ».
Quand il a dit ça, ils se sont tous levés, tout le monde s’est mis débout monsieur le Président ( Président du Tribunal ) . 
Moi même j’étais un peu gêné. 
Je suis allé pour m’asseoir là où j’étais la veille mais le Général Zagre s’est levé et m’a donné sa chaise pour que je préside la réunion.
Je ne voulais pas, il a insisté encore. 
Après quelques tractations, j’ai accepté. J’ai pris la parole pour faire le point aux autres Généraux qui n’étaient pas présents à la réunion du 16.
C’est ce jour-là qu’il y a eu les demandes des réquisitions pour les missions de maintien d’ordre. 
À la réunion du 16, j’avais demandé au CEMGA que l’armée assure le maintien d’ordre. Ce dernier m’a répondu :  » bien reçu mon Général « .

Concernant la mission du Niangoloko, j’ai appelé le Général Zagre qui m’a donné son accord. 
Je n’ai pas dit qu’il a signé un ordre de mission. Il m’a donné son accord. 
Je l’ai appelé au téléphone et il m’a donné son OK. 
Après c’est le Chef d’état-major de l’armée de l’air qui m’a appelé pour me dire qu’il a reçu l’ordre du CEMGA de mettre en ma disposition un hélicoptère et qu’il me venait pour avoir les informations complémentaires. C’est ainsi que la mission de récupération de matériel de maintien d’ordre a eu lieu à frontière de Côte d’ivoire.

Le 18 septembre 2015 à l’aéroport, j’ai demandé au Général ZAGRE pour qu’il gère la composition du gouvernement CND. Il a dit « OK ». (…)

Il a aussi dit à cette barre qu’il avait des problèmes dans notre armée depuis 2011. Oui, mais un certain nombre de choses étaient entrain d’être faites. 
C’est après 2014 que la situation s’est aggravée. Et pendant cette période là, c’était lui qui était Chef d’état major général des armées. 
Il dit qu’il n’avait pas d’influence sur le RSP mais un CEMGA qui déclare n’avoir pas d’influence sur une partie de ses hommes. 
Si on a pas le commandement total sur ses hommes,on démissionne. (…)

Moi je n’avais aucune influence sur le RSP. J’ai été démis de mon poste de Chef d’Etat-Major Particulier de la Présidence le 27 novembre 2014.
Je ne me rendais au camp Naba KOOM qu’une fois par mois ( chaque lundi du mois ) pour la montée des couleurs. 
Les gens me respectaient pour tout ce que j’avais fait et accompli pour ce corps depuis sa création mais je n’avais aucune influence sur les hommes. Je n’avais aucun commandement sur eux. Je n’étais pas leur chef de corps.

Le RSP etait un corps commandé par le Chef d’Etat Major de l’Armée de terre ( donc du Chef d’Etat-Major Général des Armées ) qui était juste mis à la disposition de la Présidence du Faso.

(…) La vigueur dont fait preuve le Général Zagre ici, s’il y avait eu la même vigueur le 16 septembre 2015, les choses ne se seraient pas passées ainsi. 
Moi seul devant tout ce monde là, je pouvais faire quoi ? 
Mais il n’y a rien eu. Nous avons échangé et nous nous sommes quittés bon enfant. 
On me demande de m’assumer ! Oui, mais que les uns et les autres s’assument également.
La responsabilité du Général Zagre est engagée dans cette affaire « .

Général de Brigade Gilbert Dienderé.

L’Observateur Paalga

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