Fracture de fatigue, comment la reconnaître ?

Les sportifs de n’importe quel niveau peuvent souffrir de micro-fractures lorsqu’ils surchargent un os comme le tibia, le péroné ou les métatarses. Les non-sportifs sont-ils aussi sujets aux fractures de fatigue ? Quels symptômes doivent alerter ? Comment traiter et prévenir une  fracture de fatigue ? 

Sommaire

  1. Qu’est-ce qu’une fracture de fatigue ?  
  2. Quelles sont les causes d’une fracture de fatigue  ?
  3. Fracture de fatigue : quels sont les facteurs de risque ?
  4. Comment reconnaître une fracture de fatigue ? 
  5. Comment diagnostiquer une fracture de fatigue ?
  6. Comment soigner une fracture de fatigue ?  

Vous n’avez pas subi de choc physique violent, vous êtes sain, en bonne forme et faites du sport, mais vous avez mal au niveau d’un os, même au repos ? Il s’agit peut-être d’un début de fracture de fatigue. Lorsqu’un os est trop sollicité, ou de façon répétée et non uniforme, il peut se fissurer lentement et aller jusqu’à la rupture.

On emploie le terme de « fracture », mais il s’agit plus exactement d’une maladie de l’os qui ne parvient pas – ou plus- à s’adapter à la charge qu’il subit. Ce n’est pas une blessure grave : elle guérit généralement au bout de quelques mois, mais elle doit être prise en charge par un spécialiste le plus tôt possible.

Qu’est-ce qu’une fracture de fatigue ?  

La fracture de fatigue est une lésion d’hypersollicitation de l’os ou de surentraînement qui témoigne en général d’un surmenage. 

Il en existe deux types : 

  • Les fractures par insuffisance osseuse qui surviennent sur un os « malade » et fragilisé. Généralement le patient souffre de maladies associées, comme l’ostéoporose.
  • Les fractures chez le sportif qui survient lorsqu’un os « sain » est soumis à des pressions répétées et/ou trop importantes. Les pressions qu’il subit lui imposent un rythme de renouvellement trop rapide : il se fragilise donc et finit par se casser.  

La plupart du temps, elles surviennent au niveau du bassin ou des membres inférieurs : tibiagenouos du tarse (os du pied), métatarses (os des orteils), fémur,fibula (péroné). 

Quelles sont les causes d’une fracture de fatigue  ?

En théorie, les os sont capables de s’adapter à la pratique d’une activité physique : ils se remodèlent régulièrement pour pouvoir supporter l’augmentation des charges qui pèsent sur eux. Ce remodelage consiste en une résorption ou destruction du tissu osseux, suivie d’une reconstruction.

Dans le cas d’une fracture de fatigue, l’intensité et/ou la régularité de l’activité physique augmente de manière trop soudaine : les os sont soumis à une force inhabituelle et n’ont plus le temps de se remodeler. C’est pourquoi on conseille de reprendre l’activité physique progressivement.

Les sportifs qui pratiquent la course à pied et l’athlétisme y sont particulièrement exposés. De même, les adultes sont plus à risque, étant donné que les os des enfants et des adolescents sont plus élastiques et que leur cartilage absorbe beaucoup mieux les contraintes physiques. 

Fracture de fatigue : quels sont les facteurs de risque ?

  • Le surpoids et l’obésité ; 
  • L’exposition à des troubles osseux ;  
  • Les tractions et la fatigue musculaire ; 
  • La pratique d’activités sportives trop intenses et répétitives ;  
  • Un manque de nutriments, notamment une déficience en calcium et vitamine D ;
  • Une voûte plantaire très arquée associée à des chaussures qui amortissent mal les chocs ; 
  • Des fractures de fatigue antérieures.

La lésion peut toucher tout sportif, quel que soit son niveau. Les personnes pratiquant la course à pied, le tennis, le basketball ou l’athlétisme sont particulièrement à risque.

Les femmes et les jeunes filles qui pratiquent une activité physique intense, sans suivre de régime alimentaire adéquat sont plus exposées au risque de  fractures de fatigue. Elles sont surtout à risque de développer une affection connue sous le nom de triade de l’athlète féminine : aménorrhée (absence de règles), troubles du régime alimentaire et ostéoporose).

Comment reconnaître une fracture de fatigue ? 

Quelle que soit la localisation de la fracture, elle se manifeste par une douleur progressive. Au départ, la douleur survient uniquement au début de l’effort et cesse à dès la fin de l’activité sportive. Plus on pratique, plus tôt la douleur se manifeste : elle devient de plus en plus intense, dès le début de l’entraînement, au point d’empêcher l’activité. Dans certains cas, elle peut même persister lorsque le patient n’est pas en appui.

Un œdème peut également se former, voire une légère enflure chaude au toucher.

Comment diagnostiquer une fracture de fatigue ?

Le diagnostic repose sur un examen clinique, mais doit être confirmé à l’aide de radiographies. Cependant, ces examens ne sont souvent utiles que 2 à 3 semaines après la lésion car les micro-fractures peuvent être quasi-invisibles. Le diagnostic n’est alors posé grâce aux radios que lorsque les fractures ont guéri.

Un diagnostic plus précoce est également possible à l’aide d’une scintigraphie osseuse ou d’une IRM.

Comment soigner une fracture de fatigue ?  

Au moindre signe de douleur osseuse, stoppez votre entraînement et consultez un médecin. 

Le traitement de la fracture de fatigue repose principalement sur le repos complet, afin de laisser le temps à l’os de se reconstruire. Il convient de limiter les mouvements et la pression appliquée au niveau de la zone fracturée.

La guérison peut prendre jusqu’à 12 semaines. Cela peut être difficile à vivre pour les grands sportifs, mais il s’agit de la solution la plus efficace pour récupérer convenablement et reprendre une activité physique sans douleur au plus tôt.

L’utilisation de béquilles ou de chaussures/bottes de support peut rendre plus supportable la convalescence. Un plâtre est parfois nécessaire. Et selon les patients, dans de rares cas, une opération chirurgicale peut être envisagée. 

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