Formation et digital : L’ENEP de Loumbila bénéficie de 14 cyberclasses et cybersalles

La ministre du Développement de l’économie numérique et des Postes, Hadja Fatimata Ouattara, a remis officiellement quatorze cyberclasses et cybersalles à l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Loumbila, le samedi 5 octobre 2019. Cette action entre dans le cadre du projet Mc Caw qui vise à renforcer les capacités des enseignants à l’ère du numérique.

« De nos jours, il est difficile d’imaginer une école sans le digital », a déclaré la ministre du Développement de l’économie numérique et des Postes, Hadja Fatimata Ouattara. C’est ainsi que le Burkina Faso voudrait que l’enseignement ne soit pas en marge de cette digitalisation. Pour y arriver, il faudrait commencer d’abord par le corps enseignant. Le ministère du Développement de l’économie numérique fait le premier pas avec l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Loumbila, située à une dizaine de kilomètres de Ouagadougou, à la sortie nord.
En effet, ce sont sept cyberclasses et sept cybersalles qu’offre le ministère, grâce à l’appui de l’Union internationale des télécommunications (IUT).

La ministre Fatimata Ouattara en plein essai du tableau blanc interactif

Les cybersalles sont équipées de serveurs pour permettre la mutualisation, d’ordinateurs pour faciliter l’accès, d’une imprimante multifonction qui fait office de scanner, de photocopieur et aussi d’une connexion internet haut débit, d’un système de projection qui peut faciliter les travaux en groupe.

Dans les cyberclasses, les enseignants vont pouvoir utiliser des tableaux-blancs interactifs. C’est un outil tactile qui permet à l’instituteur de manier le tableau à souhait, car il est déjà connecté à un ordinateur, donc il a accès directement sans faire recours aux claviers. Il peut ouvrir plusieurs fonctionnalités en même temps.
Ces infrastructures, selon la représentante du ministre en charge de l’Education nationale, Delphine Bitié, vont contribuer à la vulgarisation de l’outil informatique et à la réduction de l’analphabétisme numérique. Ainsi, elle a invité les utilisateurs de ces équipements à en faire un bon usage.

Vue des élèves scientifiques et acteurs de l’éducation à la cérémonie

Donner l’opportunité à tous les apprenants

Selon la ministre Fatimata Ouattara, l’état actuel du système éducatif burkinabè impose un modèle d’apprentissage intégrant le digital afin de répondre efficacement aux besoins du moment. Son département et la Banque mondiale sont en collaboration pour l’organisation d’un concours des startups burkinabè afin de créer une plateforme made in Burkina qui pourrait être déployée à l’échelle nationale.

Du côté de l’UIT, son représentant, Aly Drissa Badiel, a indiqué que l’objectif de ce projet est d’appuyer le système éducatif burkinabè par la digitalisation, la mise à disposition des Technologies de l’information et de la communication (TIC). L’inauguration de ces infrastructures est la matérialisation de la mise en œuvre de cet objectif. Il a promis un appui technique pour les autres projets à venir.

Aly Drissa Badiel, le représentant de l’UIT

A en croire le directeur général de l’ENEP de Loumbila, aujourd’hui, on ne peut pas seulement se contenter de ce que le formateur maîtrise ; il faut permettre à tous ceux veulent s’éduquer d’aller partout chercher l’information, la connaissance. « Ce joyau nous permettra de faciliter la tâche des formateurs et de donner l’opportunité à tous les apprenants qui passent ici d’aller dans divers horizons pour se procurer la connaissance », a-t-il affirmé.

Job Bassané, le directeur général de l’ENEP de Loumbila

Une phase numérique au détriment des manuelles ?

Au cours de la cérémonie, la ministre Fatimata Ouattara a mis également l’accent sur les cours à distance. Assiste-t-on à une phase numérique au détriment des cours manuels ? A cette question, la patronne du Développement de l’économie numérique n’a pas été tranchante ; elle a insisté plutôt sur les avantages du numérique. « C’est déjà une première rubrique, car ça permet aux enseignants de créer des supports digitaux. Ces supports mis en ligne vont permettre bien sûr l’apprentissage en ligne. Ces cyberclasses et cybersalles vont permettre aux enseignants de continuer de se performer », a-t-elle répondu.

Les autorités ont reçu des informations sur le bon fonctionnement de ces salles

Il faut noter que projet de la fondation Mc Caw est à sa phase-pilote. Son coût global est estimé à 80 millions de F CFA. Prochainement, d’autres ENEP vont bénéficier de ces types d’infrastructures.

Lefaso.net

Related posts

Leave a Comment