Fissures sur l’échangeur de l’Ouest : « Il n’y a pas de risques que les deux ponts s’effondrent », selon la direction générale des travaux routiers urbains

Une équipe de la direction générale des travaux routiers urbains (DGTRU) conduite par la première responsable, Kâ Josseline Sonia Kaboré/Ouédraogo, a effectué une visite de terrain à l’échangeur de l’Ouest au quartier Gounghin de Ouagadougou, le dimanche 12 septembre 2021. L’objectif de cette visite était de faire un état des lieux primaire des fissures constatées sur l’ouvrage afin de diagnostiquer les causes probables et de proposer des solutions.

Inaugurée le 14 décembre 2010, l’échangeur de l’ouest est en état de dégradation. Pour toucher du doigt les réalités, la directrice générale des travaux routiers (DGTRU), Kâ Josseline Sonia Kaboré/Ouédraogo, accompagnée de ses deux directeurs de services s’est rendue sur les lieux, hier, dimanche 12 septembre 2021.

La visite a pu se faire par le bas des ouvrages permettant d’apprécier l’état du tablier, des plis, des culées, des appareils d’appuis, des équipements de protection et de la terre armée. « Les fissures ont été principalement identifiées au niveau des murets caches de toutes les culées des deux ouvrages constituant l’échangeur de l’Ouest. Ces fissures se font verticalement le long du muret cache, horizontalement sur la limite supérieure de la culée et parfois des fissures dans tous les sens. En plus des fissures constatées, il apparait visuellement que sur certaines parties, la dalle du tablier se pose directement sur les murs-cache », peut-on lire dans le rapport de cette visite dont notre rédaction a obtenu une copie.

Le document précise par la même occasion que les murets caches ne sont pas des éléments structurels des ouvrages (les deux ponts de l’échangeur). C’est plutôt un mur latéral de la culée destiné à cacher les aménagements en tête du chevêtre et l’about du tablier. En revanche, la DGTRU trouve une explication aux fissures sur un muret cache. Selon elle, elles sont généralement dues soit à la reprise de bétonnage en périphérie des murets cache, ou à un effort de flexion anormal provoqué par l’about du tablier qui entre en contact avec le mur.

« Dans notre cas, étant donné qu’une partie du tablier est en contact avec le muret cache, celui-ci reçoit les efforts de flexion provenant du tablier engendrant des fortes contraintes de compression dans les murs caches. Il s’agit d’un défaut lors de la réalisation des ouvrages car le tablier ne devrait normalement pas entrer en contact avec le muret cache », explique-t-elle en substance. Nonobstant ce diagnostic, elle tient à rassurer la population qu’il n’y a pas de risque en lui-même que les deux ponts s’effondrent car la structure des ouvrages n’est pas remise en cause.

Cependant, il vaut mieux prévenir que de guérir. Il y a bel et bien un risque qu’une partie des murets cache se désolidarise par un excès de compression et s’écrase sur la chaussée pouvant provoquer ainsi un danger pour les usagers en bas des ponts. A l’issue de cette visite, la délégation a émis des recommandations. Elle demande à ce que l’entreprise en charge des travaux fasse les réparations nécessaires si toutefois la période de garantie n’est pas dépassée.

Au cas où l’ouvrage ne serait plus sous garantie, elle a émis deux solutions pour pallier à cette situation. A court terme, il conviendrait, dans les semaines à venir de colmater les fissures et à moyen terme de supprimer les murets caches ou de tailler manuellement les murets cache pour que ceux-ci ne soient plus au contact avec la dalle. Il convient de souligner que cette visite n’a pas permis d’apprécier l’état des joints de chaussées, du système d’évacuation des eaux des ouvrages. Cela fera l’objet de visites ultérieures.

Lefaso.net

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