Fédération burkinabè de football : Lazare Banssé explique les réaménagements au sein du comité exécutif

Le président de la Fédération burkinabè de football, Lazare Banssé, était face à la presse, le jeudi 28 octobre 2021. Il s’est expliqué sur les réaménagements qui font grand bruit au sein du milieu du football.

Tout a commencé le 15 octobre 2021. Dans un communiqué signé par le secrétaire à la communication et marketing, Salifou Guigma, les Burkinabè apprenaient le réaménagement du comité exécutif de la FBF. En effet, il a plu à Lazare Banssé, grand patron de la FBF, de révoquer Raymond Dagba Papy, Mme Isabelle Tall, le juge Sibiri Ramdé et Boureima Zio.

La note a d’abord fait grand bruit dans le milieu du football. C’était le troisième remaniement du comité sous l’ère Banssé depuis son élection en octobre 2020. Certains estimant que le grand sachem de la FBF en faisait trop et humiliait ses collaborateurs qui refusaient d’être ses affidés. Surtout que certains de ces quatre révoqués ont appris qu’ils ne faisaient plus partie du comité exécutif de la FBF par les réseaux sociaux.

S’estimant lésés dans l’affaire, les quatre révoqués annoncent le 20 octobre dernier leur volonté d’attaquer la décision du président de la Fédération devant les tribunaux. Lazare Banssé est aux abois et semble incompris par les acteurs du football. Pour essayer remettre les pendules à l’heure, il a animé ce jeudi 28 octobre 2021, une conférence de presse.

« Nous avons effectué une opération chirurgicale »

L’affaire est suffisamment grave et mérite des explications. Pour Lazare Banssé, s’il s’agit, à travers ces réaménagements, d’une action utile. « Nous avons effectué une opération chirurgicale. Il est vrai que certains organes pouvaient être touchés. Mais heureusement que ces organes n’ont pas été touchés. La chirurgie a été bien faite », explique le président de la FBF.

Et selon lui, ces remplacements ont été opérés dans le but de préserver un environnement sain pour les Etalons qui luttent actuellement pour leur qualification au mondial 2022. « Le timing était bon. C’était un timing risqué, calculé, précisé qui a été choisi. Si ce n’était pas fait, ça risquait de péter au moment où les Etalons étaient en train de jouer leurs matchs des éliminatoires de la coupe du monde », se justifie-t-il.

Pour désamorcer la crise, le président de la FBF a initié une série de rencontres. Des pages de certains médias sur les réseaux sociaux ont annoncé l’échec de ces rencontres. Mais pour Lazare Banssé, il n’en est rien. « Nous avons rencontré les ligues et tout s’est bien passé. La majorité des ligues était là, contrairement à ce que certains ont diffusé sur les réseaux sociaux. Le mensonge a beau courir, la vérité finit toujours par le rattraper », a-t-il affirmé.

Selon lui, les responsables de 10 ligues sur les 13 étaient présents à la rencontre. A celle avec les districts, ce sont 10 sur les 14 qui étaient représentés. Les clubs de première division chez les dames et les hommes ont été reçus par le président de la FBF. « Nous avons ensuite rencontré les clubs féminins et ceux de la D1 masculine. Sur les 16 clubs qui participent au championnat national masculin, dix étaient là », a soutenu Lazare Banssé.

Face à la presse, le patron de la FBF a réaffirmé qu’il était le seul capitaine à bord. « Il n’y a pas deux présidents à la Fédération burkinabè de football », a-t-il martelé. Mais a-t-il le droit ou la légitimité de remplacer les membres du comité exécutif ? Le débat juridique reste posé surtout que les textes restent muets sur la question. La réponse à cette interrogation sera connue devant le juge si la médiation conduite par le président du Comité olympique et des sports burkinabè (CNOSB), Jean Yaméogo, appelé à la rescousse par le ministre des sports et des loisirs, Dominique Nana, ne parvient pas à trouver un terrain d’entente entre les protagonistes dans la crise.

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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