Environnement : Le ministre Siméon Sawadogo visite l’Initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel

Le ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Siméon Sawadogo, a rendu visite le mardi 9 février 2021 à la Coordination nationale de l’initiative de la grande Muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS). Cette visite avait pour but de s’imprégner du travail fait par la structure et d’encourager les acteurs pour lutter contre la désertification.

Dans le cadre de sa mission gouvernementale, le ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Siméon Sawadogo, a entrepris une tournée au sein de différents départements et structures relevant de son ministère. Il a été reçu ce jour par le coordonnateur national de l’initiative de la grande Muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGWVSS), Adama Doulkoum, à leur siège. Cette visite a été une occasion pour Siméon Sawadogo d’avoir une présentation de la structure, son fonctionnement et ses zones d’intervention.

En effet, l’initiative de la grande Muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGWVSS) est une vision à long terme des leaders politiques africains pour stopper l’avancée du désert. Elle est née face au constat de la nécessité d’agir contre l’avancée du désert, du changement climatique, la dégradation des terres. L’idée a germé en 2005 au cours de la 7e session des chefs d’Etat et de gouvernements de la Communauté des Etats Sahélo-sahariens (CEN-SAD) à Ouagadougou.

Siméon Sawadogo, le ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique dans les locaux de la Coordination nationale de l’Initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel.

Mais ce n’est qu’en 2010 que le Burkina Faso va adhérer à l’initiative et ratifier en 2015 la convention portant création de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille verte (APGWV). Selon le Coordonateur de l’IGMVSS, Adama Doulkoum, elle a pour objectif de travailler à l’adoption de pratiques de gestion durable des terres afin d’améliorer la résilience des systèmes humains et naturels dans la zone sahélo-saharienne par une bonne gestion des écosystèmes, un développement durable des ressources foncières, la protection du patrimoine rural et l’amélioration des conditions de vie et des moyens de subsistance des populations vivant dans ces zones.

La présentation de l’IGMVSS au ministre Siméon et à sa délégation

Une initiative à féliciter et à encourager

Au Burkina Faso elle intervient dans les régions du Nord, du Sahel, du Centre-Nord, du Plateau central et de l’Est. Cette délimitation se justifie selon lui par le niveau de dégradation avancée des terres et la nécessité d’y mener des actions curatives. Ses actions portent sur des activités économiques de l’agriculture, l’élevage, la sylviculture, la préservation des ressources en eau, l’aquaculture, l’exploitation des produits forestiers en ligneux, l’exploitation faunique en matière de production, de conditionnement, de stockage, de conservation, de transformation et de commercialisation. A cela s’ajoute la restauration des terres dégradées au moyen de bonnes pratiques de gestion durable des terres et d’adaptation au changement climatique.

A la présentation de certaines réalisations, Siméon Sawadogo a félicité l’équipe pour le travail abattu car pour lui c’est la preuve que l’on peut stopper la désertification dans les différents pays. « Il va falloir que nous allons de manière pratique avec les pays. Si nous laissons la désertification se poursuivre tel nous la vivons actuellement et si nous ne mettons pas une sorte de « mur » au milieu qui va permettre non seulement de s’étendre et de protéger notre écosystème du Sud et travailler à regagner le Nord, il sera difficile », a-t-il déclaré tout en indiquant combien cette initiative est importante pour les pays.

Adama Doulkoum, coordonnateur nationale de l’initiative de la grande Muraille verte pour le Sahara et le Sahel /Burkina Faso, a apprécié la visite du ministre.

Pour l’occasion il a marqué la disponibilité de son département à accompagner l’équipe dans ses actions. Toute chose qui a été bien appréciée par Adama Doulkoum qui a cité le besoin d’un accompagnement politique pérenne comme défis pour l’atteinte des objectifs de l’initiative. Autres défis relevés sont un nouvel espace de travail, la création de l’Agence nationale de la GMV, la création d’une alliance autour de la GMV, la mise en place du Conseil scientifique et technique-IGMVSS et la reformulation de nouveau programme.

A retenir que dans le cadre de la mise en œuvre du deuxième plan d’actions quinquennal pour la période de 2018-2022, l’IGMVSS bénéficie de l’accompagnement technique et financier de l’Association pour la Promotion de l’Education et de la Formation à l’Etranger (APEE), Wallonie bruxelles International (WBI) et de la Coopération belge au Développement.

Judith SANOU
LeFaso.net

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