Enrôlement des électeurs Burkinabè : « on ne va pas se laisser faire » (UPC)

L’union pour le progrès et le changement UPC s’est exprimé ce jeudi 20 février 2020 sur l’opération d’enrôlement des électeurs de l’intérieur et sur la délivrance de cartes nationales d’identité Burkinabè (CNIB).

L’opposition parlementaire, selon Moussa Zerbo, porte parole et secrétaire national en charge des questions électorales, avait soulevé des inquiétudes quant au choix des documents d’enrôlement qui sont désormais la CNIB et le Passeport ordinaire. A l’époque, le gouvernement avait assuré de sa bonne volonté à subventionner l’établissement de ces documents, en réduisant le coût de la CNIB, afin de permettre au maximum de Burkinabè d’en avoir. Mais cela n’a pas été fait déplore l’UPC.

Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition, par ailleurs président de l’UPC, a examiné avec des partenaires techniques et financiers la possibilité pour eux de financer une opération spéciale de délivrance de CNIB à un prix réduit. Ces partenaires ont indiqué leur disponibilité à examiner la question, si toutefois le gouvernement en faisait la demande.

Toujours selon Zéphirin Diabré, une lettre a été adressée au président du Faso à la date du 23 octobre 2019, pour lui faire part de la décision des partenaires techniques et financiers. Sauf qu’il n’y a pas eu de réponse jusqu’à présent.

« On ne se laissera pas faire »

Pour ce qui est de l’enrôlement des Burkinabè à l’intérieur << seules les personnes qui ont bénéficié d’appuis de tierces personnes, particulièrement pour l’établissement de leurs CNIB, répondent à l’appel >> a indiqué Moussa Zerbo.

D’après ce dernier, dans la zone 1 d’enrôlement (région de la boucle du Mouhoun et celle de la province du Boulkiemdé) à la date du 17 février 2020, seuls 123.000 sur un potentiel de près de 660.0000 électeurs ont été enrôlés, et cela s’explique par le fait que la CENI n’a pas impliqué les responsables d’établissement dans le processus de l’opération, la vétusté des kits d’enrôlement.

<< On ne se laissera pas faire, il faut de l’équité dans ce pays et il faut qu’on aille aux élections avec les mêmes armes >> a ajouté madame Henriette Zoumbaré, chargé des structures et 8e vice président de l’UPC.

Sandrine BADO

Infowakat.net

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