Education : La cité de Bassinko dotée d’une deuxième école primaire publique

Ce jeudi 5 mars 2020, le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales a procédé à l’inauguration de l’école primaire publique « Bassinko cité B ». Cette école construite et équipée par les Engagements nationaux vient décongestionner l’école Bassinko cité A qui connaissait un effectif pléthorique.

C’était jour de joie en cette matinée du jeudi 5 mars 2020 à l’école Bassinko Cité B et pour les habitants de la cité de Bassinko. Ces résidents, dont le nombre croît d’année en année, ne disposaient que d’une seule école primaire publique qui, malheureusement, refusait certains élèves pour cause d’effectif pléthorique.

Certaines classes accueillaient en effet jusqu’à 114 élèves. A force de doléances et de nombreuses démarches, les résidents ont pu obtenir du Secrétariat permanent des Engagements nationaux et des programmes d’urgence, par l’entremise du ministre en charge de l’Education nationale, la construction et l’équipement d’une extension de six classes appelée école « Bassinko cité B ».

Pascal Lamien président de l’Association des parents, heureux de la construction de la nouvelle école

Cette école, qui dispose aussi d’un bureau pour le directeur, d’un magasin et de latrines, a permis de décongestionner l’école A et de ramener les effectifs aujourd’hui à environ une cinquantaine d’élèves par classe. « C’est le fruit de la collaboration entre le Secrétariat permanent des Engagements nationaux et le ministère en charge de l’Education qui œuvrent ensemble pour le développement d’un enseignement de qualité, afin de tenir les engagements du chef de l’Etat qui sont de développer le capital humain », a indiqué Stanislas Ouaro, ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales.

Le ministre inaugure l’école primaire publique Bassinko cité B

C’est donc avec une grande joie que Pascal Lamien, président de l’Association des parents d’élèves, a adressé des remerciements au ministre de l’Education nationale, au Secrétariat permanent des Engagements nationaux, ainsi qu’à la présidence du Faso. « Nous sommes très heureux de recevoir ce joyau qui va permettre à nos enfants d’être dans de bonnes conditions et de donner le meilleur d’eux-mêmes. Cette nouvelle école va permettre aux enseignants de mieux encadrer les enfants et surtout de leur donner un enseignement de qualité. Le souhait, c’est de faire de cette école un pôle d’excellence et quand on regarde, c’est vraiment le cas, parce que ces trois dernières années, nous avons fait pratiquement 100% au CEP », a souligné M. Lamien.

Le minstre déçu par la lenteur des travaux du chantier du Lycée scientifique de Bassinko

Mais ce qui fera également plaisir aux résidents de la cité serait la construction d’un mur d’enceinte pour l’école, d’une cantine, de classes pour le préscolaire et d’un Collège d’enseignement général (CEG). Des doléances auxquelles le ministre a accordé une oreille attentive. Il a d’ailleurs souligné qu’un CEG sera incessamment construit pour le bonheur des populations. Les résidents ont aussi soumis d’autres doléances, en l’occurrence le bitumage des voies d’accès à la cité et l’éclairage des rues pour plus de sécurité. Des doléances qui seront soumises à qui de droit, a promis le directeur de cabinet du président du Faso, présent à la cérémonie.

Lycée scientifique de Bassinko, Stanislas Ouaro exaspéré par la lenteur des travaux

Après l’inauguration de l’école primaire publique, le ministre en charge de l’Education nationale a effectué une visite inopinée sur le chantier du lycée scientifique de Bassinko. Et après avoir fait un tour du chantier, c’est un ministre visiblement agacé et exaspéré par la lenteur des travaux et le non-respect des délais qui a lâché : « Je suis totalement mécontent, je ne suis pas du tout content de l’entreprise TSR. Je vais faire un rapport au Conseil des ministres pour expliquer la situation. Ce n’est pas normal, ce sont des infrastructures qui devaient être réceptionnées en juillet. Ils ont promis pour décembre, ce n’est pas fait. Ils ont promis pour fin février, nous sommes en mars et ce n’est toujours pas fini. Quand on regarde au niveau des chantiers, il n’y a pratiquement pas d’ouvriers. Je considère cela comme de la provocation. Nous faisons ça pour les enfants de ce pays et je demande aux entreprises de penser à ça ».

Une salle de classe de l’école primaire publique Bassinko cité B

Pourtant, assure le ministre, ce n’est pas une question d’argent, parce que l’argent est disponible. « Ce sont des ressources de la Banque mondiale que nous avons mises même dans un compte secondaire, dans une banque privée de la place, où nous leur mettons l’argent à disposition chaque fois que les conditions le permettent », explique-t-il.

Face à ce constant, Stanislas Ouaro a annoncé que conformément aux dispositions légales, des pénalités seront affligées à l’entreprise, même s’il reconnait que ces pénalités ne peuvent pas « rembourser le tort qui est fait à ces enfants », dont certains passeront le Bac dans quelques mois sans avoir mis pied sur le site qui leur était destiné.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

Related posts

Leave a Comment