Education : 04 syndicats refusent d’accompagner le gouvernement

Quatre syndicats que sont la F-Synter, le Synapager, le Synateb et le Syntas, ont quitté la table de discussion avec le ministre de l’éducation nationale ce 29 mai 2020. Selon Souleyman Badiel, secrétaire général de la F-Synter, les décisions prises en conseil des ministres le 27 mais dernier en sont les raisons.

Parmi ces décisions il y a celles de la validation de l’année scolaire pour la majorité des classes intermédiaires et la définition de la moyenne de passage. Cette décision est base d’un « saccage de la qualité du système éducatif et une iniquité entre les apprenants » selon ces quatres syndicats.

De plus, des préalables comme le rétablissement des salaires de 740 fonctionnaires n’ont pas été respectés par le gouvernement.

« On nous a demandé d’accompagner le gouvernement mais nous ne pouvons accompagner une telle forfaiture » a déclaré Souleyman Badiel.

« Mais qu’est ce qui va se passer le 1er juin ?  Nous allons aviser »

Seize autres syndicats qui ont pris part à cette rencontre soutiennent néanmoins le gouvernement dans son projet de reprise des cours. Anatole Zongo, SG du Syness (syndicat national des enseignants du supérieur) représentant de ces syndicats, pose aussi les mêmes préalables que les autres. Mais ces « préalables ne doivent pas nous empêcher de travailler » dit il. « Il ne faut pas que les enfants paient les pots cassés de nos querelles » ajoute t’il.

Anatole Zongo préconise qu’à la reprise des cours « chaque enseignant poursuive  en classe supérieur avec ses élèves pour combler le manque à gagner. Et si ce sacrifice n’est pas opéré au niveau des enseignants, ce sera une génération sacrifiée comme ce qu’il s’est passé en 1999-2000 au niveau de l’enseignement supérieur ».

Le ministre dit avoir pris acte de la décision des syndicats qui ont quitté la table de discussion. Mais se réjouit que les autres partenaires sociaux aient décidé d’accompagner le gouvernement dans sa vision. Et cet accompagnement doit se matérialiser sur le terrain par la reprise des activités par les acteurs pour que les examens se passent passent bien.  » Il y aura certainement des difficultéIs de mise a disposition de mzteriel çà et là mais cela va se corriger très vite » a déclaré le ministre.

Infowakat.net

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