Economie burkinabè : « Le secteur privé se porte bien » malgré la crise sécuritaire

Le 7 mars 2019 s’est ouverte à Ouagadougou, la première session de l’année 2019, du comité de pilotage du Cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue État/secteur privé (CODSP). Une rencontre à laquelle participaient le Premier ministre Christophe Marie Dabiré, plusieurs membres de son gouvernement et les représentants du secteur privé. Il est ressorti des échanges que le secteur privé, « poumon de l’économie », se porte bien.

A la primature, le comité de pilotage du Cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue État/secteur privé a pris quatre heures pour passer en revue les entraves à l’avancée du secteur privé. Au bout de cette concertation, les visages étaient détendus. Même le Premier ministre a plaisanté avec la presse en déclarant : « La prochaine fois, c’est moi qui vous photographie ». Mamady Sanoh, représentant du secteur privé, a campé le décor de la rencontre. Pour lui, une telle session à laquelle prenait part le chef de gouvernement a permis d’aborder tous les points relatifs au secteur privé.

Dans l’ensemble, dit-il, « le privé se porte bien », malgré le climat d’insécurité, avant d’ajouter que le gouvernement a pris des engagements en vue d’accompagner la promotion du secteur privé, qualifié de « poumon de l’économie ». Toutefois, il n’a pas manqué de relever la fraude, la contrefaçon et le manque d’infrastructures comme des entraves à l’essor continu du secteur privé. Mais, il s’est dit confiant en la volonté du gouvernement de relever les défis à travers les engagements pris d’accompagner le privé.

Tout comme le représentant du secteur privé, Harouna Kaboré, ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat, a rassuré les hommes de médias de l’engagement du gouvernement à œuvrer davantage pour l’éclosion du secteur privé et la promotion des productions locales. Le phénomène de la fraude et les crises dans le secteur du privé dans un passé proche n’ont pas été occultés dans ses propos.

En guise d’exemple, il a relaté les unités de sucreries de bobo et plusieurs secteurs du privé à travers le territoire national qui ont vécu des difficultés. A en croire ses dires, le gouvernement a tout mis en œuvre pour limiter les risques de détérioration des entreprises locales. Car soutient-il, « il s’agit de la sauvegarde des emplois, puisqu’ils sont des milliers à y travailler. Ces employés doivent nourrir leurs familles. Et le gouvernement devrait tout mettre en œuvre pour sauvegarder ces unités de production ».

Du reste, le patron du département du Commerce entend relancer l’économie nationale à travers la stimulation de la consommation des produits locaux ; la lutte contre la fraude et la contrefaçon ; la contribution des compagnies minières. Cela permettra de soutenir le secteur privé, « poumon de l’économie nationale ».

Edouard K. Samboé
samboeedouard@gmail.com
Lefaso.net 

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