Eau et énergie : La BAD et le Burkina signent une convention de 42 milliards F CFA

La Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement burkinabè ont signé quatre conventions d’accord d’une valeur de 42 milliards de francs CFA, ce vendredi 21 février 2020. Ces conventions concernent uniquement les domaines de l’Eau et l’Assainissement, et de l’Energie.

Les trois premières conventions sont composées d’un accord de prêt, d’un protocole d’accord de don et d’un accord de don d’un montant de 10 milliards de francs CFA. Ces conventions vont servir au financement du Projet Eau potable et assainissement en milieu rural (PEPA MR).

A gauche, la délégation des ministères de l’Eau et de l’Énergie

La quatrième convention est un accord de prêt d’un montant de 32 milliards de francs CFA, qui servira au financement du projet « Yeleen » de développement de centrales solaires et de renforcement du système électrique national.

Le PEPA MR vise à accroitre le taux d’accès de l’eau potable des populations des régions du Centre-Ouest de 70% en 2018 à 84% en 2022 et de contribuer à faire passer le taux d’accès à l’assainissement dans cette même région de 15% en 2018 à 70% en 2025, et dans la région du Centre-Sud de 10% en 2018 à 65% en 2025 (Ndlr).

L’équipe de la BAD et l’Agence française de développement (AFD) présente à la cérémonie

Quant au projet « Yeleen », il veut accroître l’offre d’énergie électrique de source renouvelable par le déploiement de capacités additionnelles de source solaires d’une puissance de 52 MWc reparties sur quatre site que sont Ouagadougou (43 MWc), Dori (6 MWc), Diapaga (2 MWc) et Gaoua (1 MWc). « Yeleen » va également renforcer les réseaux électriques de distribution et de raccorder 30 000 nouveaux ménages.

Le ministre de l’Eau et l’Assainissement, Ambroise Ouédraogo (à gauche au micro)

« Des biens de premières nécessités et non de luxe »

Le responsable pays de la BAD au Burkina, Pascal Yembiliné a mis l’accent sur l’importance des deux domaines : eau et assainissement, et énergie. Selon lui, ces domaines constituent des enjeux économiques et politiques complémentaires dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion. « On ne devrait pas avoir à choisir entre l’un ou l’autre. Ce sont des biens de premières nécessités et non de luxe, car ils conditionnent l’accès à la santé, à l’éducation, à l’hygiène et à des formes modernes de communication », a-t-il ajouté.

Le responsable pays de la BAD au Burkina, Pascal Yembiliné

A en croire le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré, c’est la BAD qui ouvre le bal de signature de convention de l’année 2020. Pour lui, ces conventions constituent un accompagnement qui va permettre d’améliorer les conditions de vie de plusieurs milliers de ménages au Burkina Faso.

Le responsable pays de la BAD au Burkina, Pascal Yembiliné

Présent au cours de cette cérémonie, le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Ambroise Ouédraogo, a indiqué que cette signature des différentes conventions témoigne de « l’exemplarité de la coopération entre la Banque africaine de développement (BAD) et le Burkina Faso ». Pour lui, l’institution vient une fois de plus de renouveler son engagement à soutenir le Burkina Faso dans ses efforts de développement en contribuant à l’amélioration de la qualité de vie des populations.

Cryspin Masneang Laoundiki
LeFaso.net

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