Dori : Un thé-débat pour renforcer la collaboration entre civils et FDS

Le consortium Solidar Suisse – Union fraternelle des croyants de Dori (UFC-Dori) a organisé, le mardi 5 novembre à Dori, un thé-débat qui a réuni les forces de défense et de sécurité et les populations civiles. L’objectif recherché, à travers cette activité, est de raviver la contribution des jeunes à l’amélioration de la sécurité préventive et de la coexistence pacifique dans la région du Sahel.

Dans le cadre de son projet « dialogue inclusif pour un mieux vivre-ensemble pour la paix et la sécurité dans la région du Sahel », le consortium Solidar Suisse – UFC-Dori a organisé un thé-débat qui a réuni des membres des forces de défense et de sécurité ainsi que des représentants d’associations de jeunes, d’organisations religieuses et d’associations d’éleveurs et de producteurs. Ce thé-débat avait pour but d’améliorer la sécurité préventive et la coexistence pacifique dans la région.
La rencontre a débuté par des chants joyeux et des danses. Cette partie récréative a été suivie d’échanges directs et sans complexe entre les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les représentants de la population civile. A bâtons rompus, ils ont évoqué tous les problèmes qui entravent la collaboration entre FDS et civils.

Le commissaire de police Tèlè Georges Camille Sanon a pris la parole pour entretenir l’assistance sur les mesures prises par le gouvernement pour favoriser la collaboration. Il a parlé notamment des numéros d’urgence. Ainsi, le commissaire a enseigné aux populations les précautions à prendre avant de passer l’appel. Les préoccupations de la partie civile concernant les numéros d’urgence ont porté entre autres sur les appels sans suite, le retard mis par les FDS pour arriver au lieu indiqué.

Tèlè Georges Camille SANON commissaire de police communicateur.

En réaction, le commissaire Sanon a fait savoir que le numéro d’urgence est différent du numéro vert. Le numéro d’appel d’urgence est un numéro de téléphone permettant de joindre les secours publics 24h/24 et est généralement un numéro court et gratuit de 2 ou 3 chiffres. Il y a par exemple le 16 ou le 17. Le numéro d’urgence est toujours rattaché à un service public. Quant au numéro vert, il est ouvert et comporte huit chiffres ; par exemple, le 80001111. Aussi, le numéro vert est gratuit pour l’appelant mais le coût de la communication est supporté par l’appelé. Cependant, le numéro d’urgence est gratuit pour l’appelant et pour l’appelé. Il a donc invité les populations à attendre calmement au bout du fil une réponse lors de l’appel.

Par ailleurs, le commissaire a insisté sur l’importance de la bonne indication géographique et de la description des faits dans les appels d’urgence.
Quant au sergent-chef Omar Thiombiano du 11e Régiment d’infanterie commando de Dori, il a, dans son exposé, demandé aux jeunes de faire confiance aux forces de défense et de sécurité, et d’avoir la volonté de défendre le pays. Cette volonté doit se manifester par une collaboration franche et une confiance mutuelle.

FDS et civiles en signe de cohesion

Quant à Souleymane Diabaté, président de la Cellule d’éveil et d’alerte précoce de la région du Sahel, il a souligné que ce thé-débat est l’une des activités du bureau exécutif de sa structure. Selon lui, l’initiative du consortium Solidar Suisse – UFC-Dori est très louable. Il a annoncé que la Cellule d’éveil et d’alerte précoce va continuer la sensibilisation pour amener davantage de jeunes à contribuer à l’amélioration de la sécurité préventive et de la coexistence pacifique dans la région du Sahel.

lefaso.net

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