Djibo : Un nouveau maire pour tresser le courage et la résilience

Un mois après les larmes de douleur consécutives à l’assassinat du député-maire de la ville de Djibo, le conseil municipal du Djelgodji a élu son nouveau maire le 2 décembre dernier. Comme dans une course de relais, Issa Idrissa Dicko prend les rênes de la mairie pour continuer à tresser la résilience et le courage.

Le refus du vide. Malgré la douleur, il fallait bien aller de l’avant. Ne pas donner raison aux obscurantistes dont les actes heurtent toute conscience humaine. Le 2 novembre 2019, c’est un symbole qui avait été touché. Un symbole de résilience, de combat pacifique, un combat dont la seule arme était la présence qui réconfortait les administrés.

Rester et non fuir. Donner des signes d’espoir à une population qui de plus en plus se sent abandonnée, se dit qu’elle est « à part », qui attend encore que se matérialise cette solidarité nationale tant chantée, qui est si loin des tiraillements malsains des politiciens, de leur insouciance ou abandon que l’histoire retiendra. Le député-maire de la ville de Djibo, Oumarou Dicko, aura tout donné, jusqu’à ce qu’il avait de plus cher, sa vie.

Un mois après l’assassinat de l’ancien édile, le conseil municipal s’est réuni le 2 décembre dernier pour lui trouver un successeur. Les acteurs ont fait preuve de grandeur. En effet, les autres partis politiques composant le conseil municipal ont décidé de ne pas présenter de candidat, laissant ainsi le parti originaire du défunt maire de trouver celui à même de continuer le mandat écourté. Le consensus n’ayant pas prévalu, c’est par vote que celui qui était jusque-là premier adjoint au maire a été choisi. Issa Idrissa Dicko devient ainsi le maire de Djibo.

« C’est une grande responsabilité », a-t-il dit, parce que, selon lui, pour remplacer l’ancien maire qui a passé 24 ans à la tête du conseil municipal, il faut avoir la confiance de ses collaborateurs. « Je place mon mandat sous le signe de la cohésion entre les membres du conseil municipal (…) Je compte sur eux. On doit s’oublier pour s’occuper de l’intérêt général. Etre patient, tolérant, travailleur », a poursuivi celui qui a dit mesurer l’immensité de la tâche qui l’attend. Son vœu ? C’est celui de tous les Djibolais et Djibolaise. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

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