Digital : Le Burkina veut tirer parti des innovations

Ouagadougou, la capitale burkinabè, accueille, ce mardi 30 avril 2019, l’étape 3 de la 4e édition du Digital African Tour (DAT), une tournée africaine de promotion de la culture digitale, initiée par CIO Mag. Les participants discuteront de « Big data, Open Data et blockchain, ces innovations qui vont transformer le Burkina Faso ». C’était en présence du ministre du Développement de l’économie numérique et des postes.

Des ambitions, le Burkina Faso en a. Surtout dans le domaine du numérique, un monde en évolution constante. Mais difficile de parler de transformation digitale ou d’économie numérique sans parler de Big data, de données ouvertes (OPEN DATA), de Blockchain ou encore de e-commerce. Le ministère en charge du Développement de l’économie numérique le sait. Le groupe de presse et de médias panafricain CIO Mag, aussi. Voici pourquoi, la 4è édition de sa tournée africaine, dénommée Digital African Tour, a réuni, ce 30 avril 2019, les acteurs et décideurs de l’écosystème sous -régional pour échanger sur ces thématiques innovantes.

Menu alléchant

Pendant 24 heures, les participants nationaux et étrangers verront comment tirer parti de la Big Data pour réussir la transformation numérique. Ils s’interrogeront également sur la Blockchain qui pourrait être une innovation de rupture pour l’administration. La confiance étant un élément déterminant dans l’innovation, les participants mèneront également la réflexion sur le sujet avant d’analyser le e-commerce considéré comme un atout pour le Burkina Faso.

La relation entre l’Open Data et l’amélioration de la gouvernance sera également au menu des travaux. Cette 4e édition du DAT sera enfin l’occasion pour CIO Mag d’accompagner les directeurs des services informatiques du Burkina réunis au sein d’un club, afin qu’ils puissent identifier les besoins du pays en termes de transformation digitale.

Le Digital pour accélérer les ODD

Selon Mohamadou Diallo, directeur général de CIO-Mag, l’ambition du Digital African Tour est de réfléchir sur la manière dont le digital peut être un accélérateur de l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD). « Par exemple pour l’éducation, si on veut rester dans l’ancienne formule qui veut que l’Etat injecte beaucoup d’argent pour la formation, on ne pourra pas s’en sortir. Dans la commune d’Abobo (Côte d’Ivoire), il y a cinquante naissances par jour. Et pour cinquante naissances par jour, il faut une salle de classe par jour.

L’Etat peut-il continuer à investir autant juste pour une commune ? C’est énorme et les investissements ne suivront pas. Le Digital peut être un accélérateur pour l’atteinte de l’objectif à travers un nouveau paradigme pour former les jeunes de façon plus efficace et adaptée aux besoins du 21e siècle », a expliqué M. Diallo.

Selon lui, le Big data, l’Open Data, la blockchain et le e-commerce représentent des enjeux importants si bien que la formation de la jeunesse est indispensable si les Etats ne veulent pas passer à côté de ces innovations. « Avec le mobile, on peut accélérer le taux de bancarisation et arriver à des technologies plus avancées que celles des pays dits développés. La blockchain est une technologie qui est à notre portée et on n’a pas de Legacy pour mettre en place cette technologie ».

Mohamadou Diallo, directeur général de CIO-Mag

« On ne peut plus faire marche arrière »

« La Data aujourd’hui dans le contexte du numérique représente une mine d’or, elle se positionne au cœur des nouveaux modèles économiques », foi du ministre en charge du Développement de l’économie numérique, Hadja Ouattara/Sanon. Elle a rappelé que selon les estimations des analystes, la Blockchain pourrait représenter 20% du total du marché du Big Data d’ici 2030 et produirait un revenu annuel de plus de 100 milliards de dollars. « Il est important de bien maitriser ces technologies qui s’imposent à nous. On ne peut plus faire marche arrière », a souligné Madame Ouattara.

Hadja Ouattara-Sanon, ministre en charge du développement de l’économie numérique

En rappel, la rencontre de Ouagadougou se tient après celles de Cotonou et Lomé. Depuis la création du DAT, 83 forums de décideurs ont été organisés en Afrique, et plus de 80 entreprises ont été accompagnées en une décennie. Après donc l’étape du Burkina, les organisateurs mettront le cap sur Dakar, au Sénégal, puis dans deux autres villes africaines avant l’apothéose à Paris pour la 8e édition aux Assises de la transformation digitale en Afrique (ATDA), prévue en novembre 2019.

Les panélistes et autres experts ont posé pour la postérité

Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net

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