Dialogue politique : « Si c’est pour aller faire des arrangements entre politiques, ça ne nous intéresse pas » (APP/Burkindi )

Pour marquer son premier anniversaire (2 juin 2018- 2 juin 2019),l’Alternative patriotique panafricaine/Burkindi (APP/Burkindi) a, par une conférence de presse tenue le lundi, 3 juin 2019, porté un regard critique sur la vie nationale. Parmi les sujets d’actualité, le dialogue politique national engagé début avril entre la classe politique et le président du Faso sur l’état de la nation.

Depuis début avril 2019,l’actualité politique au Burkina est aussi teintée du dialogue politique entre la classe politique (opposition et majorité présidentielle) et le président du Faso autour de la situation que traverse le pays. Parlant d’opposition, elle s’entend des partis politiques réunis au sein de l’institution Chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso (CFOP-BF). L’Alternative patriotique panafricaine/Burkindi (APP/Burkindi), qualifiée par ses géniteurs de « parti d’opposition de type nouveau », se veut non affiliée, ni à la majorité présidentielle ni à l’opposition.

« C’est entre eux que ça se passe. Ils considèrent que nous qui les critiquons…, en tout cas, ils ne nous ont pas contactés (peut-être qu’ils ne nous prennent pas au sérieux, mais ils vont être très surpris ; parce que le peuple nous prend très au sérieux). Et ce dialogue-là, c’est une inclusivité entre eux, ils en ont l’habitude, ils discutent entre eux ; ils ont tellement de dossiers ensemble, ils ont fait tellement de choses ensemble (plus de 25 ans de pouvoir ensemble). Eux, ils s’entendent entre eux. Mais s’ils nous demandent, on est prêt à discuter, à faire nos propositions. C’est vous (médias, ndlr) qui êtes nos meilleurs vecteurs pour qu’ils entendent nos propositions. Sont-ils à l’écoute du peuple (parce qu’ils sont déjà, eux, en campagne) ? Ils voyagent tout le temps avec les moyens de l’Etat. Que disent-ils aux populations ? », explore le président du parti, Adama Coulibaly, en réaction à une des préoccupations des journalistes.

Pour les responsables de l’APP/Burkindi, ce cadre de dialogue, tel qu’il se présente, ne semble donc pas clair et véritablement inclusif.

« Et puis, il faut que le dialogue politique aille au-delà du politique, que ce soit un dialogue national (parce que les politiques représentent les populations). Si c’est pour aller faire des arrangements entre politiques, pour des intérêts qui ne concernent pas les populations, nous, ça ne nous intéresse pas. Mais, nous saluons l’initiative même de dialogue. Il faut que ce soit un dialogue franc, sincère, ouvert, inclusif, qui aille au-delà des politiques … », requiert le président de l’APP/Burkindi, Adama Coulibaly.
Lefaso.net

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