Diabète : un ou plusieurs œufs par jour augmenterait le risque de 60 %

Une étude confirme qu’une consommation d’œufs en excès augmente drastiquement le risque de diabète. Consommer un ou plusieurs œufs par jour augmenterait le risque de 60%.

Brouillé, poché, mollet ou dur, l’œuf a de nombreuses vertus pour la santé, à commencer par sa richesse en protéines et vitamine B12. Mais comme beaucoup d’autres types d’aliments, en excès, il peut nuire à la santé. Une nouvelle étude, parue dans le British Journal of Nutrition, précise  ainsi le risque de diabète en cas de consommation excessive. 

Conduite par l’Université d’Australie du Sud en partenariat avec l’Université de médecine de Chine et l’Université du Qatar, l’étude longitudinale a été menée de 1991 à 2009 auprès de 8545 adultes chinois âgés de 18 ans. Après prise en compte des habitudes alimentaires et de la glycémie à jeun des participants, les chercheurs ont constaté que les personnes qui consommaient régulièrement un ou plusieurs œufs par jour (soit l’équivalent de 50 grammes d’œuf) augmentaient leur risque de diabète de 60%. Un constat inquiétant en Chine puisque le pays adopte peu à peu une alimentation plus “occidentale”, plus riche en oeufs que l’alimentation traditionnelle chinoise.

Ce que nous avons découvert, c’est qu’une consommation plus élevée d’œufs à long terme (plus de 38 grammes par jour) augmentait le risque de diabète chez les adultes chinois d’environ 25%. De plus, les adultes qui mangeaient régulièrement beaucoup d’œufs (plus de 50 grammes, ou l’équivalent d’un œuf, par jour) avaient un risque accru de diabète de 60 %”, détaille ainsi le Dr Ming Li, coauteur de l’étude, qui précise que l’effet observé semble plus prononcé chez les femmes que chez les hommes.

Rappelant que le nombre de personnes consommant des œufs en Chine a presque doublé de 1991 à 2009, l’épidémiologiste et endocrinologue souligne que “le régime alimentaire est un facteur connu et modifiable qui contribue à l’apparition du diabète de type 2”. Aussi, “il est donc important de comprendre la gamme des facteurs alimentaires susceptibles d’avoir un impact sur la prévalence croissante de la maladie”, ajoute-t-il. Cette étude contribue à l’élaboration de directives pour limiter le risque de diabète par des mesures alimentaires simples.

Source : Eurekalert

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