Défense des droits humains au Burkina : Des activistes s’outillent pour mieux poursuivre la lutte

La Coalition burkinabè des défenseurs des droits humains (CBDDH) et le ministère en charge des Droits humains outillent des activistes de la société civile intervenant dans la protection des droits humains sur leurs droits et devoirs. Ce 7 octobre 2019 à Ouagadougou, ces activistes de divers domaines ont partagé leurs expériences dans l’optique de poursuivre la veille citoyenne dans le contexte sécuritaire difficile.

Deux militants de l’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ) de la section de la province du Yagha et un membre de la Ligue des consommateurs, tous des défenseurs des droits humains, ont été assassinés en 2019. Le bilan est « un peu lourd » pour la Coalition burkinabè des défenseurs des droits humains (CBDDH). Face au contexte sécuritaire difficile qui entrave leurs activités, les activistes reçoivent une remise à niveau sur leurs droits et devoirs pour continuer à mener leurs activités de veille citoyenne en toute quiétude.

Outre les associations de femmes, ce sont des activistes intervenant dans les secteurs sensibles tels que le foncier, l’industrie extractive, la gouvernance, les droits humains et les élections qui ont été conviés à cette session de formation. Concrètement, ils ont échangé avec les formateurs sur le rôle des défenseurs des droits humains dans le respect des libertés, en situation de crise. Egalement, l’impact de la lutte contre le terrorisme sur les droits humains et la protection des défenseurs des droits humains dans un contexte d’insécurité.

« Nous sommes dans un contexte où pas mal de citoyens ont des armes : les forces de défense et de sécurité, les groupes d’autodéfense et les groupes armés ; si bien qu’en cas de malheur, on ne sait pas d’où vient le mal », regrette Florence Ouattara, coordonnatrice de la CBDDH. Ainsi, c’est très difficile pour un défenseur des droits humains de travailler dans un contexte sécuritaire difficile.

Au terme de ladite session, ces activistes de la société civile devront revisiter les lois de veille citoyenne et faire des propositions pour améliorer le cadre juridique. Car « un défenseur des droits humains ne peut pas cesser son activité parce qu’il y a l’Etat d’urgence ou parce que les lois se sont durcies », a dit Florence Ouattara, en référence au nouveau code pénal adopté en 2019.

La culture de la tolérance et de la paix…

La rencontre d’échanges devra se pencher également sur l’état des lieux de la tolérance et de la paix au Burkina Faso. En ce qui concerne la culture de la tolérance et de la paix, Yves Roland Dabiré, un des formateurs, précise que les réflexions seront menées ensemble pour dénicher les causes de l’intolérance à l’origine des violences au Burkina Faso et éventuellement proposer des solutions, toute chose qui pourrait aider dans la lutte contre le terrorisme et de l’extrémisme violent, a-t-il-conclu.

Lefaso.net

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