Décès de 11 personnes à l’unité anti-drogue : Les familles s’attachent les services des organisations de défense des droits humains

Les familles des 11 personnes gardées à vue dans les geôles de l’unité anti-drogue et décédées veulent que la lumière et la justice soient faites sur ce drame. Ce 24 juillet 2019, elles étaient dans les locaux du Centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA) à Ouagadougou, pour recueillir des conseils et bénéficier d’un accompagnement. D’ores et déjà, le Syndicat des avocats du Burkina a dit sa disponibilité pour défendre gratuitement ce dossier.

Après les larmes de consternation, les familles des 11 victimes de l’unité anti-drogue sont résolument tournées vers la recherche de la vérité. A côté des enquêtes administratives et judiciaires ouvertes par le gouvernement, elles scrutent d’autres moyens pouvant contribuer à l’élucidation de ce drame. Ce sont les organisations de défense des droits humains qui ont reçu la visite de ces ayants-droit dans l’après-midi du 24 Juillet. C’était au siège du Centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA).

Habib Traoré, le représentant des familles, a expliqué qu’il s’agissait de venir recueillir des conseils et solliciter un accompagnement. « Nous ne sommes pas des techniciens du droit, nous ne connaissons pas comment les procédures se passent. Avec eux, nous serons mieux situés, orientés et pour surtout mieux nous défendre », a précisé le représentant qui, lui, a perdu son neveu de 29 ans dans le drame.

Le secrétaire général du Syndicat des avocats et le premier responsable du CIFDHA

Tout en notant que les ministres de la Justice et de la Sécurité ont rassuré les parents des victimes que tout sera fait pour que la vérité et la justice soient dites, Habib Traoré soupire que « c’est inadmissible qu’ils (les 11 gardés à vue, Ndlr.) succombent dans ces conditions ».

Pour le directeur exécutif du Centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA), Urbain Yaméogo, il s’agissait d’écouter les familles en vue d’un appui et accompagnement dans la quête de la vérité. « Dans ce travail, il faut de la pression, maintenir la vigilance, des moyens ». Pour ce faire, il a été demandé aux familles des victimes de mieux se structurer.

« Nous attendons d’être saisis formellement par les parents des victimes. C’est à partir de cet instant que nous allons prendre connaissance du dossier en nous constituant aux côtés des familles », a pour sa part, déclaré le secrétaire général du Syndicat des avocats du Burkina, Me Rodrigue Bayala. Il rappelle que de par le passé, le syndicat a commis des membres dans le dossier Justin Zongo.

En tant que praticien du droit et connaissant la procédure pénale, le Syndicat des avocats du Burkina a dit sa disponibilité pour accompagner les familles des victimes dans la quête de la vérité et de la justice, et ce, gratuitement, a poursuivi Me Rodrigue Bayala.
Cette démarche s’inscrit dans les textes du syndicat chaque fois qu’il y a des risques de violation des droits humains. 

Lefaso.net

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