Cybersécurité et lutte contre la cybercriminalité dans la Cedeao et en Mauritanie : les États membres invités à financer les stratégies de lutte

L’ambassadeur de l’Union européenne en Côte d’Ivoire a invité les pays membres de la Cedeao à s’impliquer dans le projet Ocwar-C visant à financer les stratégies de lutte contre la cybercriminalité, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture des travaux du symposium sur la cybersécurité en Afrique de l’Ouest, ce mardi 28 septembre 2021 à Abidjan-Plateau.

Selon le diplomate de l’Union Européenne, le succès de ce programme dépendra également du degré d’implication des gouvernements respectifs des pays membres. « Il s’agit de s’assurer que la stratégie régionale soit adaptée au cadre national, traduisant une vision claire et des objectifs précis, mais aussi des budgets sécurisés, car il s’agit d’efforts à effectuer sur le long terme, sans lesquels nous ne gagnerons pas cette bataille qui nous est livrée », a-t-il lancé.

Le ministre ivoirien de l’Économie numérique, de télécommunications et de l’innovation, Roger Adom qui a ouvert les travaux a indiqué que ce symposium qui se tient dans le cadre du projet Ocwar-C, vise à contribuer à l’amélioration de la cybersécurité et à lutter contre la cybercriminalité.
Le ministre Roger Adom a rappelé dans son propos liminaire qu' »aucun Etat membre de la Cedeao n’échappe au phénomène de cybercriminalité et à son impact négatif tant sur le plan politique, que financier et social ».

Selon le ministre Roger Adom, plusieurs mesures ont été prises par la Côte d’Ivoire afin d’apporter des réponses au phénomène de la cybercriminalité. Il en veut pour preuve l’adoption d’un cadre juridique et réglementaires soutenu par la loi relative à la lutte contre la cybercriminalité du 19 juin 2013; la loi relative à la protection des données à caractère personnel du 19 juin 2013…etc

Bien avant, Raphaël Koffi, représentant du commissaire de la Cedeao, en charge des télécommunications a indiqué que la sécurisation du cyberespace de la Cedeao, est l’objectif majeur de ce projet. « Les pays ont le devoir de créer une bonne capacité de réaction et de collaboration. Ils doivent partager les informations dans le domaine de la lutte>>, a-t-il préconisé.
Ce projet est financé par l’Union européenne à hauteur de plus de 5 milliards de FCFA et mis en œuvre par Expertise France. D’une durée de 48 mois, du 1er février 2019 au 31 janvier 2023, ce projet concerne à la commission de la Cedeao, le Bénin, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, la Gambie, Le Ghana, le Togo, la Guinée, le Sénégal, le Liberia, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Nigéria, la Mauritanie et la Sierra-Leone.
Cyprien K.

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