Cyberharcèlement: un jeune majeur sur cinq déclare en avoir été victime

Les catégories de population les plus connectées (jeunes, CSP+) sont aussi celles qui subissent le plus la face sombre des réseaux sociaux.

Le harcèlement en ligne est une réalité, surtout pour les jeunes. 22% des jeunes majeurs déclarent avoir déjà été victime de cyberharcèlement, révèle un sondage* Ifop pour franceinfo publié vendredi. Un chiffre qui grimpe à 24% chez les 18-24 ans.

« De manière générale, on observe que les catégories de population les plus connectées (jeunes, CSP+) sont aussi celles qui subissent le plus la face sombre des réseaux sociaux: insultes quotidiennes, cyber-harcèlement, etc. », analyse pour franceinfo Jean-Philippe Dubrulle, chef de groupe au pôle Opinion de l’Ifop.

Les conséquences peuvent être dramatiques. Un adolescent victime de cyberharcèlement a deux fois plus de chance qu’un autre de se faire du mal ou de tenter de se suicider, selon une autre étude menée en 2018 par des chercheurs de plusieurs universités britanniques, dont Oxford.

La ligue du Lol, cas d’école du cyberharcèlement

Le harcèlement en ligne peut être difficile à détecter car il est protéiforme. Lynchage en groupe sur les réseaux sociaux, propagation de rumeurs, publication de photographies humiliantes ou sexuellement explicites… Le 8 février, CheckNews (une rubrique de Libérationrévélait l’existence d’un groupe d’internautes appelé la Ligue du Lol, composé majoritairement de journalistes et communicants, qui prenait pour cible d’autres internautes sur Twitter. Harcèlement sexuel, fuite de photos intimes, insultes… La Ligue du Lol est un triste exemple des formes que peut prendre le cyberharcèlement. Et de ses conséquences bien réelles sur les victimes. Certaines ont ainsi fait le choix de quitter les réseaux sociaux.

Comment réagir si l’on est victime de harcèlement en ligne? La Cnil, le gendarme français des données personnelles, dresse une liste de conseils à appliquer: ne pas répondre, ne pas se venger, verrouiller ses réseaux sociaux, conserver des captures d’écran… Mais surtout, en parler à une personne de confiance et porter plainte. 

* Etude Ifop réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 13 au 14 février 2019 auprès d‘un échantillon de 1 003 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans et plus résidant en France métropolitaine.

https://www.bfmtv.com/

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