Crise dans le secteur de la santé : Un examen de conscience s’impose !

C’est sans pitié pour les populations. Et c’est vraiment pathétique. En tout cas, les protagonistes du bras de fer dans le secteur de la santé auraient vraiment réalisé leur prouesse de faire des morts. De toute façon, ça ne semble déranger le sommeil de personne ! Le terrorisme fait son lot de victimes sur le terrain.

Le gouvernement et ses partenaires sociaux aussi ! C’est de l’euphémisme au stade actuel de déclarer que ce bras de fer a fait, et continue, malheureusement, de faire du mal aux populations burkinabè. Chacun des protagonistes entend les utiliser pour faire pression sur l’autre. Elles constituent aujourd’hui un enjeu de lutte. Ces populations, elles, observent et subissent, totalement impuissantes. Et cela fait des mois que ça dure. Le nombre de décès dans les centres de santé ne fait que s’accroître. La situation est même banalisée et les protagonistes, eux, continuent à se rejeter la responsabilité.

Cependant, gouvernement et agents de santé reconnaissent, chacun, que la situation est fatale aux populations. Sauf que les lignes ne bougent pas ; pour ne pas dire qu’on s’enfonce avec la généralisation de ces mouvements d’humeur (entrée en sit-in de l’hôpital de Tengandogo). Dans un pays où en temps normal déjà, le secteur de la santé présente une situation bien difficile voire de désolation, la crise actuelle vient achever le mince espoir des populations qui ne peuvent se payer le luxe des soins dans les centres privés. Hélas !

Mais, la poire de la responsabilité de la situation peut-elle être partagée au même titre entre agents de santé et gouvernement ? Certainement pas. Le gouvernement, certes, va endosser le poids de toutes ces pertes en vies humaines et de toute cette souffrance des populations. Car c’est à lui que les Burkinabè ont donné mandat, avec tous les moyens publics que cela induit, de sauver leur vie. Pourquoi donc son attitude de « je m’en-foutisme » ? Mais en ce qui concerne l’autre partie, des reproches ne manquent pas non plus.

En effet, les agents de santé qu’ils sont, ont prêté serment de sauver des vies mais pas de les brimer. Aujourd’hui, au Burkina Faso, leur serment d’Hippocrate ne semble plus être ce contrat de confiance avec les populations. Une chose est certaine, il est temps que l’une et l’autre parties fassent leur examen de conscience, pour le bonheur des populations au nom desquelles elles prétendent parler.

Lefaso.net

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