Construction de pistes rurales dans la région du Centre-Ouest : Le bilan des travaux est mitigé

Le premier responsable du secrétariat permanent du programme sectoriel des transports (SP-PST), Daouda Diabaté, a visité mercredi 1er juillet 2020 dans la région du Centre-Ouest, les chantiers de construction de pistes rurales à travers la méthode HIMO (Haute intensité de main d’œuvre) dans les communes de Thyou et de Siglé. L’état d’avancement des chantiers sur le terrain indique un bilan mitigé.

Les représentants du programme sectoriel des transports (PST) et les autorités régionales du Centre-Ouest ont visité les chantiers de construction des pistes rurales des communes de Thyou et de Siglé. Une visite qui, selon le SP Daouda Diabaté, s’inscrit dans la supervision des travaux entamée depuis un certain temps sur les différents chantiers de construction de pistes rurales dans les régions concernées.

Une vue de l’une des pistes rurales presqu’à terme

Et ce, dans le but de constater de visu l’état d’avancement des chantiers afin de corriger ce qui peut l’être pour des pistes rurales de qualité.
La réalisation de ces différents chantiers intervient dans le cadre de la mise œuvre du projet de transport et de développement des infrastructures urbaines (PTDIU) dans cinq régions. Et pour la région du Centre-Ouest, ce sont au total 22 kilomètres de pistes rurales qui ont été engagés avec un taux d’exécution de 89%.

Après avoir fait le tour des chantiers, échangé avec les missions de contrôle et de l’intermédiation ainsi que les entreprises chargées des travaux, le SP du PST, a jugé le bilan mitigé. « Autant nous avons été impressionnés ou satisfaits à certains endroits, autant nous avons été insatisfaits à d’autres. Des insatisfactions dues aux retards accusés dans le délai mais aussi à la mauvaise qualité de certaines pistes rurales » a-t-il laissé entendre.

une piste rurale en travaux

Mais, pour lui, des orientations ont été données aux missions de contrôle et aux partenaires HIMO pour se concerter sur les différentes propositions faites afin de trouver des solutions dans un bref délai. Car, selon Daouda Diabate, chacun doit jouer son rôle pour que l’on puisse aboutir à des travaux de qualité pour la satisfaction de tous. Sinon, prévient-il, toutes les options restent sur la table. « C’est pourquoi, j’interpelle les différentes entreprises pour leur dire que ce sont des travaux qui ont été formulés à leur endroit et elles doivent faire en sorte que nous puissions dire que c’est un bon choix que nous avons fait », a-t-il noté.

L’équipe de la visite discutant sur la qualité des matériaux utilisés pour les chantiers

Des infrastructures attendues depuis longtemps

Au-delà de toutes les insuffisances relevées sur les chantiers, le président du conseil régional du Centre-Ouest, Abdoulaye Badoh, a, quant à lui, montré sa satisfaction du fait que les pistes étaient attendues depuis longtemps par les populations. Et parmi les 45 provinces dont compte le Burkina Faso, explique-t-il, « si nous avons eu la chance d’être bénéficiaire de 22 km de pistes rurales, nous ne pouvons que nous réjouir et remercier les autorités d’avoir pensé à notre région ».

Le sécretaire permanent du programme sectoriel des transports (PST), Daouda Daibate

Malgré les retards, poursuit le président du conseil régional, nous espérons que les uns et les autres feront de leur mieux pour le bénéfice de tous. Car ces pistes permettront aux populations de fluidifier leurs relations commerciales, de circuler facilement et de transporter des malades dans les centres de santé. « En tant que collectivité, nous vivons sur la base des impôts et taxes, si les infrastructures marchandes fonctionnent, nous pouvons permettre aux populations de faire plus ce qui est en train faire aujourd’hui et c’est ça un développement, c’est du concret et du vécu », a reconnu Abdoulaye Badoh.

Le président du conseil régional du centre-ouest, Abdoulaye Badoh (au milieu)

Satisfaction également d’un habitant du village de Balogo dans la commune de Siglé, Georges Soulé. Car pour ce riverain, avant l’exécution de ces travaux, il était impossible de pourvoir circuler la saison pluvieuse venue.[

Yvette Zongo
Lefaso.net

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