Confédération Générale du Travail du Burkina : Les militants des Hauts-Bassins se mobilisent pour la grève des 8 et 9 juillet

Après une suspension des manifestations pour cause de Covid-19 depuis mars 2020, la coalition syndicale de la Confédération Générale du Travail du Burkina (CGTB) section Hauts-Bassins a organisé un meeting le samedi 4 juillet 2020 à Bobo-Dioulasso en vue de relancer ses activités notamment par la grève des 8 et 9 juillet 2020.

En vue d’une relance de ses activités après une suspension des manifestations pour cause de Covid-19 depuis mars 2020, la coalition syndicale de la Confédération Générale du Travail du Burkina (CGTB) section Hauts-Bassins a organisé un meeting le samedi 04 juillet 2020 à Bobo-Dioulasso en vue de relancer ses activités. Un meeting en prélude de la grève des 8 et 9 juillet 2020 sur toute l’étendue du territoire.

Le secrétaire général de la CGTB section des Hauts-Bassins Bakary Millogo a fait le point des précédentes rencontres, dont celle du 15 juin des secrétaires généraux qui a décidé de la tenue de meetings sur l’ensemble du territoire et d’une grève les 8 et 9 juillet 2020.

Bakary Millogo secrétaire général de la CGTB HB

La plate-forme revendicative fait état des nombreuses malversations révélées par la presse, le recrutement d’agents plus par le biais de mesures nouvelles que par celui de concours directs, la diabolisation des travailleurs, l’accumulation de la dette sociale du gouvernement vis-à-vis des travailleurs (retards d’avancement, de dossiers de retraite…).

La coalition revendique en ce sens la levée sans délai des sanctions arbitraires contre les travailleurs à savoir la révocation des travailleurs des impôts et la restitution des salaires suspendus et/ou coupés illégalement, l’annulation des mutations arbitraires des agents de la RTB et des Éditions Sidwaya, l’examen sérieux et diligent par le gouvernement de leur plate-forme.

Bakary Millogo a aussi demandé aux structures et démembrements de préparer et réussir la grève de 48h les 8 et 9 juillet 2020 pour interpeller une fois de plus le gouvernement. Il a souligné la nécessité de poursuivre les luttes sectorielles dans les secteurs où les conditions le permettent, poursuivre la mobilisation des travailleurs, développer une unité d’action entre l’ensemble des travailleurs du public comme privé mais aussi des élèves et étudiants.

Les syndiqués de l’éducation pour leur part demandent un retour de tous les élèves dans les établissements à partir du 1er septembre 2020 en vue d’une bonne exécution des programmes et un achèvement convenable de l’année scolaire 2019-2020 ; la non-participation des membres à tout conseil de classe ou d’enseignants en attendant le retour des élèves des classes intermédiaires pour une bonne évaluation les concernant, l’exigence du respect des droits des personnels de l’enseignement du privé, la restitution intégrale des salaires suspendus, le règlement avant le mois d’octobre 2020 de la dette sociale des travailleurs de l’éducation et de la recherche notamment les retards d’avancement, de reclassement, de correction d’indemnités, de bonification d’échelon.

Haoua Touré
Lefaso.net

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