Commerce : Le « Made in Burkina » à la conquête du marché international

Le ministre en charge du commerce, Harouna Kaboré, a fait le bilan sur la certification et la labellisation des produits au Burkina Faso. Cette activité visait à présenter les initiatives entreprises en matière de certification en vue d’accroître la compétitivité des produits nationaux. C’était ce jeudi 16 juillet 2020 à Ouagadougou.

La politique nationale qualité a été adoptée le 14 mars 2012 en conseil de ministres et révisée en 2016. D’ailleurs, l’objectif principal de cette stratégie est la mise en œuvre d’une politique nationale en matière de normalisation, de certification et de promotion de qualité.

En effet, selon le centre du commerce international, environ 70% des problèmes rencontrés par les exportateurs sont liés aux normes. C’est dans ce sens que le ministère en charge a initié la mise en place d’une infrastructure qualité pour contrer ces barrières. Le ministre du commerce, Harouna Kaboré, a précisé que la contribution de l’infrastructure qualité améliore la compétitivité et l’écoulement des produits.

« Une infrastructure qualité est un catalyseur permettant d’améliorer la qualité des produits et services à l’échelle nationale et internationale. En aidant l’industrie du pays à respecter les exigences des marchés d’exportation, une infrastructure qualité améliore la compétitivité de l’économie nationale et sa capacité à participer au commerce international et aux chaînes de valeur.

Avec la mise en place de l’infrastructure qualité, le Burkina Faso a pu améliorer ces dernières années ses performances à l’exportation notamment sur les marchés très exigeants comme les USA, le Japon et l’Union européenne. De 2000 à 2018, le taux moyen annuel de croissance des exportations a été de 14,1%. Dans l’ensemble, la valeur des exportations en 2018 était 2,5 fois supérieure à celle de 2000 », a-t-il révélé.

la remise des certifications à 9 entreprises
La remise des certifications aux 9 entreprises

Il a indiqué que dans le cadre de la facilitation d’acquisition de certification des produits des actions ont été initiées. Il s’agit, entre autres, de l’appui technique et des subventions.

« On a la réalisation des audits de 168 produits agro-alimentaires. 35 produits certifiés « NBF » qui est le logotype utilisé dans le cadre de la certification des produits et services au Burkina Faso. 13 produits sont déclarés non-conformes. 120 produits ont fait l’objet de prélèvement et les analyses sont en cours pour la prise de décision quant à leur éventuelle certification », a souligné le ministre en charge du commerce.

Au nombre des produits certifiés on peut retenir, entre autres, des eaux minérales, des huiles alimentaires, le beurre de karité, les farines infantiles, les graines de mung bean et ses produits dérivés.

Cependant, Harouna Kaboré a invité toutes les autres structures à s’enquérir des conditions de certificat auprès du ministère en charge du commerce. En outre, en termes, de perspectives, le ministère entrevoit construire des laboratoires de métrologie et d’essai conformes aux exigences.

Par ailleurs, le ministre en charge du commerce a procédé à la remise des certifications à 9 entreprises. L’entreprise Adam’s leadership pour l’écoulement des produits agricoles (ALEPA), une industrie agro agricole qui transforme le maïs en gritz pour les brasseries,  en semoules pour le couscous, a reçu sa certification.

Euloge Tapsoba, promoteur de l’entreprise ALEFA, a souligné qu’à l’échelle internationale, il est impossible de commercialiser sans certification. « La certification est une confirmation que nous sommes engagés dans une dynamique de qualité. Je pense que cette certification va donner plus de crédit à nos partenaires, notamment les consommateurs et ça va nous ouvrir des portes à l’international», a-t-il déclaré.

Egalement, le Burkina Faso a procédé à la labellisation du pagne tissé le Faso Dan Fani. Germaine Compaoré, secrétaire générale de la fédération nationale des tisseuses du Burkina Faso, a salué l’initiative de cette labellisation.

 « Le label Faso Dan Fani est une invite à l’ensemble des tisseuses à produire qualité. Il y a des normes à suivre et un cahier de charges avec un lot de critères à suivre pour produire rien que qualité », a-t-elle relevé.

Jules César KABORE

Burkina 24

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