Colloque international d’hommage au Pr Salaka Sanou : Des propositions pour renforcer l’étude des cultures africaines

Le colloque international d’hommage au professeur Salaka Sanou a clos ses travaux le vendredi 14 juin 2019, à l’Université Joseph-Ki-Zerbo. La cérémonie de clôture a été marquée par des recommandations et une remise d’attestations aux participants. Un panel organisé en marge de cette de rencontre a permis de montrer que la culture est un véritablement moteur de cohésion sociale. Les participants ont demandé la pérennisation de ce colloque et le renforcement des moyens pour les études culturelles en Afrique.

Le colloque international organisé en hommage au Pr Salaka Sanou, après trois jours de travaux, a refermé ses portes le vendredi 14 juin à l’Université Joseph-Ki-Zerbo. Ces trois jours ont permis aux professeurs, enseignants-chercheurs, chercheurs et étudiants de passer en revue la richesse et l’importance de la culture africaine autour du thème « Étudier la culture : Enjeux-Approches-Horizons critiques ».

Les participants ont mis en évidence l’importance de la culture dans le renforcement de la cohésion sociale, au regard de la montée de la xénophobie en Afrique. Ils ont aussi formulé des recommandations à la fin de cette rencontre.

Il s’agit entre autres de donner une suite à la rencontre de Ouagadougou en mettant en place un groupe de réflexion dont les membres seront issus de divers pays ; élaborer un lexique permettant aux enseignants-chercheurs et aux chercheurs de disposer de références théoriques et sémantiques à même de favoriser la compréhension des différents concepts. Enfin, les participants ont recommandé la publication diligente des actes du présent colloque pour mettre à la disposition des enseignants-chercheurs et des chercheurs les réflexions menées à l’occasion de cette rencontre.

L’ouvrage Collectif

En plus des recommandations, un ouvrage collectif titré « Danko » a été présenté. Cette œuvre rassemble les textes de neuf auteurs du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Niger qui mettent en lumière la réévaluation des modes d’appréhension des pratiques et objets, et propose des études culturelles africaines. « Je suis heureuse d’avoir contribué à l’ouvrage collectif qui a été publié », s’est réjouie Dr Aïssata Soumana Kindo de l’Université Abdoul-Moumouni de Niamey.

Dr Aissata Soumana Kindo, Université Abdoul Moumouni du Niamey

Le colloque a permis de rappeler aux uns et aux autres la nécessité de renforcer les structures de production et de mise en circulation des savoirs sur l’Afrique, en Afrique et vers le monde. « Nous considérons que c’est un colloque initiateur d’une démarche nouvelle qui vise à faire en sorte que les recherches universitaires en matière de culture et de création artistique ou littéraire soient en phase avec les enjeux du développement », a déclaré Frédéric Mambenga, maître de conférences à l’Université Omar-Bongo de Libreville.

En marge de ce colloque, un panel sur le thème « Les cultures africaines face aux défis du vivre-ensemble : savoirs-transferts-politiques » a permis aux panélistes de montrer la fonction que la culture joue dans la cohésion sociale. Pour Isaac Bazié, responsable du comité d’organisation, le colloque se termine sur une note qui permet d’arrimer ce que les enseignants disent à l’université aux préoccupations sociales.

Des exemples comme la parenté à plaisanterie et l’alliance à plaisanterie ont été cités comme des mécanismes de renforcement de la cohésion sociale au Burkina. Pour les panélistes, si le Burkina traverse une zone de turbulences actuellement, c’est parce que certaines valeurs de la culture ont été transgressées par les uns et les autres.

Photo de famille

La fin du colloque a été le moment de montrer le travail abattu par le Pr Salaka Sanou. Ce bilan s’évalue à 32 articles, un ouvrage intitulé « La littérature burkinabè, histoire des hommes, des œuvres ». Des publications qui portent sur la culture africaine, la littérature africaine et la littérature burkinabè.

Lefaso.net

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