CDP: Le parti a sifflé la fin de la récréation au cours du congrès extraordinaire tenu ce dimanche 22 septembre 2019.

Initialement prévu pour se tenir le 16 juin dernier, c’est finalement le 22 septembre 2019 que le congrès extraordinaire du congrès pour la Démocratie et le Progrès(CDP) s’est tenu. A la grande satisfaction des militants venus des 45 provinces du Burkina et de la diaspora.

Ce n’est pas tous les jours que des questions judiciaires s’invitent dans les discours des politiques aux cours de leurs congrès. Mais lorsqu’il a fallu que la justice tranche en dernier ressort pour que ledit congrès puisse se tenir, il ne pouvait en être autrement. « La vérité a triomphé hier (21 septembre) au Palais de justice. J’exhorte les magistrats à toujours travailler pour l’Etat de droit » a plaidé le président du CDP dans une salle de rencontre de la Maison du peuple remplie par les congressistes venus des 45 provinces ainsi que de l’extérieur. Si le président issu du VIIe congrès ordinaire tenu en mai 2018 est ravi de l’issue du procès, il a, dans son discours, avoué qu’il se serait bien passé de ce celui-ci. « Il est regrettable que des divergences se soient muées en antagonismes judiciaires » a-t-il rappelé. Surtout quand elles surgissent au sein d’un parti dont les textes prévoient la conduite à tenir en cas de différent.
De ce fait, il est à penser que les « frondeurs sont mus par le seul dessein de liquider le parti » selon Eddie Komboigo. Lequel a confié la peine que lui inspirent d’une part les actions entreprises contre le parti mais aussi en les velléités exprimées par certains compagnons politiques de soutenir un candidat qui ne s’inscrit pas dans la dynamique des textes du parti. Qu’à cela ne tienne, les frondeurs (qui pour le président constituent un petit groupuscule) ne peuvent aucunement entamer le vague de sympathie que le CDP suscite au sein des populations burkinabé. A l’issue du congrès des mesures ont d’ailleurs été prise à l’encontre desdits frondeurs.C’est ainsi que Alpha YAGO, Boureima BADINI, Yahiya ZOUNGRANA et bien d’autres ont été suspendus pour une durée d’un an. Quant Mahamadi Lamine KOUANDA, Ambroise TAPSOBA, Gnama Pako DRABO, Léonce KONE,Roukiéta SENI/SOW, Soumaila SANA, Rasmané Daniel SAWADOGO pour ne citer qu’eux, le congrès n’a pas fait dans la dentelle et a de fait procédé à leur exclusion.

Le président Blaise Compaoré acclamé.

Dans un pays en proie à des attaques répétées, même les détracteurs du CDP en viennent à regretter le temps où le président Compaoré était au pouvoir a fait entendre Eddie Komboigo sous les acclamations nourries des militants. Faisant le diagnostic de l’insécurité, Eddie Komboigo dont le discours a duré de plus d’une démi- heure analyse que la solution à cette insécurité passe aussi par la réconciliation entre Burkinabé et donc le retour des exilés politiques. « Le retour de Blaise Compaoré doit se faire de façon digne c’est-à-dire qu’il doit bénéficier du statut d’ancien chef d’Etat » a renchéri Pascal Compaoré, maire de Ziniaré qui, comme de nombreux congressistes, a dû se réjouir de la confidence du président qui a mis à profit son récent séjour en Terre d’Eburnie pour rencontrer le fondateur du CDP, Blaise Compaoré. L’ancien président a-t-il confié « se porte très bien ».

Burkina Online.

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