Campagne agricole dans la zone cotonnière de Houndé : Le Comité de haut niveau visite les champs

Harouna Kaboré et son équipe ont effectué une visite dans les champs de la zone cotonnière de Houndé le vendredi 18 septembre 2020. Avec la bonne qualité des intrants mis à leur disposition par la SOFITEX, les producteurs espèrent de bonnes récoltes que présage la physionomie des plants à l’orée des dernières pluies.

A quelques semaines des dernières pluies, le président du Comité de haut niveau pour la relance de la filière cotonnière Harouna Kaboré a constaté de visu, le déroulement de la campagne.

Accompagné de son vice-président, le Ministre de l’Agriculture Salifou Ouédraogo, du Directeur général de la SOFITEX et des techniciens, la délégation a d’abord déposé sa valise dans la commune rurale de Founzan. Précisément dans le champ de Lowa Pangapobe. Un grand producteur qui exploite une superficie de 45, 13 hectares de coton.

 Sur sa parcelle  luxuriante de 28,55 hectares, les tiges des cotonniers portent des feuilles vertes entremêlées de fleurs. Une bonne physionomie qui s’explique par la qualité des intrants. « Que ce soit les semences, les engrais et les pesticides, les intrants de cette année sont bons», affirme-t-il. Pour prévenir les caprices de Dame nature, Monsieur  Pangapobe a aménagé  un bassin de retenue d’eau avec l’accompagnement du Projet d’Accès à l’Irrigation pour la Culture du Coton (PAICC-BF).

Des producteurs engagés

A Boni, le constat est le même dans l’exploitation (6,37 hectares) agricole de Amadou Kassia, qui veut s’engager d’avantage dans la production cotonnière.  « A la fin de cette campagne, je vais utiliser mes recettes pour améliorer ma capacité de production cotonnière »,  promet-il

Le dernier champ visité par le comité est celui de Kakuy Tuan à Dankari. Là-bas, des cotonniers s’étendent à perte de vue sur un vaste champ de 39,11 hectares. Kakuy Tuan qui n’entend pas se laisser surprendre par un éventuel stress hydrique,  a opté pour l’utilisation de la technique des cordons pierreux.

Pour le Vice-Président du comité Salifou Ouédraogo, l’heure est venue pour le Burkina d’aller à la reconquête du titre de meilleur producteur de coton en Afrique. Un objectif qui, à l’en croire, impacte positivement l’autosuffisance alimentaire.

Assainir le secteur de l’or blanc

Selon Harouna Kaboré, la première année de l’installation du Comité a consisté à ramener un climat serein et paisible au niveau des acteurs et des producteurs. 11 milliards de F CFA d’impayés ont été apurés au niveau de la campagne dernière. Après l’accompagnement de l’Etat, il y a eu un travail d’assainissement de la base au niveau des sociétés cotonnières et des coopératives. Ce qui, aux dires du DG de la SOFITEX Wilfried Yaméogo,  a conduit à expurger plus de 16 000 producteurs du fichier de la SOFITEX les deux campagnes précédentes campagnes. Car « ces derniers prenaient les intrants  de la SOFITEX et n’apportaient pas le moindre kilogramme de coton».

« A chaque fois que je visite les grands producteurs de coton, je constate qu’ils sont également de grands producteurs de céréales. Par l’intermédiaire de l’UNPCB, les tracteurs sont subventionnés à 45 % et le chef d’Etat a donné des initiatives pour accueillir 1000 tracteurs qui vont revenir aux cotonculteurs moyennant une subvention de 50 % de la part de l’Etat pour permettre la mécanisation la culture du coton», explique le ministre en charge de l’agriculture.

Pour l’atteinte des prévisions de 450 000 tonnes dans la zone SOFITEX, son Directeur général Wilfried Yaméogo a rappelé que le processus de croissance des cotonniers à son stade actuel nécessite que les traitements phytosanitaires soient effectués dans le strict respect des itinéraires techniques.

Vers une atteinte des objectifs

A la fin de cette visite, c’est un président satisfait des démarches entreprises par le gouvernement et l’engagement des producteurs déterminés à redynamiser leur filière. «  Les prévisions pour certains champs sont de 1 à 3 tonnes. D’ici deux à trois semaines de la fin de la période des pluies, si on a ce bon rythme, on devrait pouvoir atteindre les objectifs escomptés », conclut Harouna Kaboré.

Aminata SANOU

Correspondante de Burkina 24 à Bobo-Dioulasso

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