Buzz de la semaine : IUTS… l’ultime round ?

L’impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS) des agents de la fonction publique sera effectivement appliqué à compter du mois de février 2020. C’est ce qu’a annoncé gouvernement à lissue du conseil des ministres du 19 février dernier. Aussitôt annoncée, cette nouvelle qui n’est pas du goût des fonctionnaires. « Nous vous avons déjà prévenu », a lancé le « Général » Bassolma Bazié, de la CGT-B.

Le gouvernement l’avait annoncé courant 2019. L’impôt unique sur les traitements et salaires sera appliqué sur les primes et indemnités des fonctionnaires. C’est la troisième source de revenu de l’Etat, derrière la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et l’impôt sur les  bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Tout de suite après cette annonce, les syndicats se sont érigés contre. Enfin pas tous.

Les réfractaires demandent purement la suppression de cet impôt aussi bien dans le public que dans le privé, car jugé injuste, et ce, au moment même ou des niches fiscales foisonnent.

D’autres par contre, comme la coalition des syndicats libres du Burkina sont pour cette extension, sont pour son extension, du moment que l’impôt en question est déjà appliqué depuis 2017 sur les salaires et indemnités dans le privé. Ce n’est qu’une question de justice fiscale, puisque c’est ce que prévoit la loi.

Justice, ou injustice, opportun ou inopportun, le « clash » semblait s’être exacerbé depuis que le gouvernement a décidé de foncer, malgré les avertissements des syndicats.

Les magistrats ont décidé de reporter toutes les audiences publiques programmées et ont convoqué une rencontre générale du corps pour « voir claire » dans cette affaire comme on le dit couramment.

Le Syndicat national des Travailleurs de l’Éducation du Faso (SYNTEF), lui, dénonce une « dérive totalitaire », pendant que la coordination des syndicats des forces de sécurité intérieure appelle ses membres « à se tenir prêts pour d’éventuels mots d’ordre ».

D’autres acteurs du public devraient aussi se manifester dans les prochains jours. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la tension est haute entre les différents partenaires. Qui remportera le duel ? Si vous êtes parieur, pariez. Si vous êtes prieurs, priez. Si vous êtes non aligné… observez.

Ange L. Jordan MEDA

Infowakat.net

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