Buzz de la semaine : e-Education au Burkina, potion magique ou poudre de perlinpinpin ?

La reprise des cours en ces temps de coronavirus, un sujet qui divise plus d’un. Le gouvernement a décidé de la reprise des cours et le lancement des cours en ligne. Cette deuxième option ne fait pas l’unanimité au sein des citoyens notamment chez les syndicats et l’opposition. Quel qu’en soit le moyen de communication utilisé, ils dénoncent une inégalité que vont subir certains élèves.

Le ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, Stanislas Ouaro explique que les cours en ligne ont pour but de maintenir les élèves dans la dynamique de l’apprentissage.

L’enseignement à distance consiste à enregistrer les cours et à les diffuser, par la suite, sur des chaînes de télévision et de radios locales. Des manuels seront aussi élaborés.

Ces moyens déployés par les autorités sont hautement critiqués. Pour les syndicats des enseignants cela va créer une inégalité entre les élèves. Il y a des élèves qui n’ont accès à aucun moyen de communication qui sera mis en place.

C’est tout de même un audace dont fait preuve le gouvernement pour tenter une péripétie pareille sans garantie de réussite.

Comment feront les élèves dans les zones reculées où les ondes radio se font rares. Qu’est ce qui est prévu pour ces élèves qui ont l’habitude d’être laissés pour compte par l’Etat.

Avec le terrorisme, des écoles ont été obligées de fermer, et la réponse en leur faveur a tardé a venir.

Pour un virus, qui ne fait pas autant de victimes que le terrorisme, toutes les écoles sont fermées et l’on loge à la même enseigne les élèves des provinces qui sont doublement touchés dans leur cursus, et ceux qui vivent dans les villes relativement plus sûres.

La reprise des cours n’échappe pas à la critique.

Pour le mouvement patriotique pour le salut (MPS), <<le secteur de l’éducation est un secteur hautement vital pour l’avenir du Burkina Faso et ne doit pas être exposé d’une manière aussi hasardeuse à une crise sanitaire majeure, alors qu’il est déjà confronté à de nombreux défis>>.
Le MPS estime prématuré la réouverture des écoles, lycées et universités du Burkina Faso en l’absence d’informations crédibles indiquant que le pire est derrière.

Tout compte fait le 28, nous serons tous fixés. Epérons qu’ une évaluation à  courte échéance sera faite afin de déceler les éventuels ratés à rattraper.

En entendant, rappellez vous que le port de masque et de cache nez débute à partir du 27 avril prochain.

Nafisiatou Vebama

Infowakat.net

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